*A la suite d’une deuxième tentative de réfection des avenues de cette Cité Maman Mobutu construite selon les normes urbanistiques, les principales avenues ont connu un décapage des chaussées jusqu’à la terre ferme. Les travaux sont interrompus depuis plus de 10 jours, exposant ainsi les villas à l’inondation, à cause de l’écoulement désordonné d’eaux. L’érosion peut s’en suivre, au regard du relief accidenté des montagnes et collines à l’intérieur ainsi qu’aux alentours de cette Cité.
Les bordures des routes ont commencé à céder suite aux pressions d’eaux de pluie survenue à Kinshasa, dans la soirée de la journée de ce lundi 18 mars 2024.
Des ingénieurs rencontrés sur le chantier parlent, paradoxalement, du financement qui ne suit pas.
Les routes non rechargées ou partiellement, avec des tas des caillasses stockées sur les chaussées, empêchent les habitants véhiculés de sortir ou de rentrer chez eux avec leurs propres moyens de transport.
Une société privée qui a raflé ce marché de reconstruction de plus ou moins 7 kilomètres se trouve en difficulté de poursuivre les travaux.
Il y a trois semaines que le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a inauguré avec pompe la reprise des travaux au premier triangle de la Cité Maman Mobutu.
Certains se demandent l’urgence de prioriser cette réfection, dans la précipitation, alors que les moyens font défaut.
Démolir, reconstruire sans terminer, revient à une destruction méchante de l’œuvre encore visible qui, pourtant, est le fruit d’un bon montage financier de la deuxième République, qui a offert des résidences en location-vente aux travailleurs de la BANQUE CENTRALE, de l’INSS, de la REGIDESO, de la SNEL et de la Présidence de la République.
Pourquoi détruire les acquis des régimes précédents, au lieu d’y ajouter pour la croissance du pays ?
Primo Mukambilwa
