C’est à Béatrice Hôtel que les notabilités Katangaises ont répondu présents à la cérémonie d’échange des vœux initiée par la Coordination de la communauté katangaise vivant à Kinshasa.
Parmi les invités, figurent sénateurs, députés nationaux, députés provinciaux, ministres ainsi que les présidents des associations socioculturelles qui regroupent les grands ensembles du Katanga, à savoir Twibunge, Simpya, Lwanzo Lwa Mikuba, Divar, Assobakat, Buluba Ibukata, Kulivwa, Assondef, Yashi, Cercle pour la promotion du Marungu, Association de Bakusu du Katanga, l’association Lwende, Holoholo Bakalanga…
Au cours de la rencontre, Célestin Mbuyu Kabangu a fixé l’opinion sur les valeurs intrinsèques des Katangais. Lesquelles valeurs reposent sur l’unité, la solidarité et la fraternité.
Au cours de ladite cérémonie, l’honorable et patriarche Célestin Mbuyu Kabangu qui, dans son mot de circonstance a indiqué que cette rencontre est un signe avant-coureur d’une nouvelle ère pour marquer l’unité, la cohésion Katangaise pour la sauvegarde de leurs valeurs léguées par leurs aïeux en vue du développement harmonieux de son espace. » *C’est en même temps l’occasion pour nous de lancer un vibrant appel aux communautés sœurs pour que, dans un élan nationaliste, nous arrivons à bâtir une solidarité congolaise reposant sur la justice, l’équité, la tolérance, le patriotisme et l’amour du travail bien fait pour le développement intégral de notre pays et l’amélioration du bien-être solide des Congolais en général et des Katangais en particulier* », a-t-il fait savoir.
Après avoir souhaité les vœux les meilleurs à toute la communauté réunie à Béatrice Hôtel, Célestin Mbuyu Kabangu a adressé les mêmes vœux aux compatriotes de la partie Est, qui se trouvent en ce moment sous occupation des agresseurs rwandais et leurs supplétifs du mouvement terroriste dénommé M23. « Nous pensons aussi à tous les déplacés de leurs milieux de vie à cause des atrocités qui sévissent nuits et jours dans cette contrée meurtrie de notre pays », a-t-il déploré, tout en précisant que ces atrocités qui se font sous le silence coupable de la communauté internationale qui affectent des nombreuses familles congolaises et ne peuvent demeurer silencieuse sans que la communauté Katangaise les dénonce ici publiquement.
« Ainsi donc, pour eux et pour ceux de nos frères et sœurs Katangais qui auraient pu être de notre en ce jour mais que le destin a décidé de nous arracher à notre affection au courant de l’année 2023, je vous prie de bien vouloir vous lever pour observer une minute de silence en leur mémoire ».
A cet effet, il a fait savoir que les enjeux que dicte la problématique de l’existence de la République Démocratique du Congo et les défis qu’elle nous condamne à relever les contraintes à l’unisson, à resserrer nos rangs à travers une cohésion nationale, à actionner chez les Katangais un éveil patriotique afin de lutter ensemble, comme un seul homme, pour la sauvegarde de leurs valeurs intrinsèques.
C’est le sens même de la rencontre de ce dimanche marquée par la présence des personnalités de haut rang de ladite communauté.
Ceci explique cela, que le Katanga est bien connu tant sur le plan national et sur le plan international comme le poumon économique de la République Démocratique du Congo à cause de ses divers et importants minerais et de son impact sur le budget du pays.
« Fort malheureusement, la population du Katanga est très pauvre pendant que les expatriés qui exploitent nos minerais s’enrichissent. Nous devons continuer à nous battre pour que ces richesses améliorent aussi le social des Katangais* », a-t-il fustigé. Ceci implique que le Katanga a aussi de la terre fertile, des rivières, des lacs, des forêts et même le fleuve y prend sa source et visite tout son espace. Ceci dit, les Katangais doivent travailler en créant des PME et même multiplier l’artisanat avec les produits de leur sol, de leur sous-sol, de leur faune et de leur flore pour améliorer son social.
En outre, les attentes des populations de quatre provinces (Haut Lomami, Lualaba, Haut-Katanga et Tanganyika) reposent sur les épaules de tous les Katangais qui devraient travailler la main dans la main pour faire prospérer la vie de leurs populations respectives.
« Pour ce faire, je demande aux autorités politiques Katangaises, toute tendance confondue, de ne pas se regarder en chien de faïence, mais d’œuvrer pour le développement du Katanga », a-t-il lancé un appel vibrant.
A cette occasion, le Président de la coordination de la communauté Katangaise vivant à Kinshasa a fustigé tout esprit de division qui hante les hommes politiques en mal de positionnement qui veulent à tout prix diviser les Katangais. D’où, la nécessité de s’inspirer de leurs aînés sur le rôle moteur qu’a joué et doit jouer le Katanga, penser à l’avenir du Katanga, à sa grandeur d’antan en s’occupant de la jeunesse, en y investissant comme l’a fait jadis leurs prédécesseurs.
« Abandonner cette jeunesse, c’est condamner le Katanga à sa déchéance* », a-t-il souligné.
Pour terminer, il en appel à la réorientation positive de leur action en ce que, la communauté Katangaise incite les associations socioculturelles qui la compose à se remettre en cause si les objectifs qu’elles se sont fixés ne sont pas atteint par l’organisation des élections démocratiques et crédibles afin de se doter d’un nouvel leadership capable d’impulser l’esprit de cohésion et de développement de ses membres, d’avoir un nouveau leadership dans le strict respect de leurs statuts en évitant toute anarchie en son sein.
« L’entente des peuples et l’unité entre les communautés vouées, par le sort, au destin commun demeurent des partenaires avec lesquels nous devons forger l’avenir de notre beau pays », a-t-il conclu, en comptant sur l’établissement des prémisses fondamentales de la refondation de la nation congolaise afin que les congolaises et congolais vivent dans l’harmonie et défendent ensemble les valeurs communautaires du don de Dieu qu’est la République Démocratique du Congo.
Pour agrémenter l’utile à l’agréable, plusieurs orchestres socioculturels ont agrémenté la cérémonie.
Pius Romain Rolland/CP
