En mission de suivi sur le terrain, le Vice-Premier Ministre et Ministre en charge de la Défense Nationale et Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, a pris connaissance des résultats partiels du contrôle physique des dossiers du personnel civil du Secrétariat général à la Défense. À ce stade, des irrégularités majeures ont été relevées, conduisant l’autorité à annoncer des mesures strictes, tout en maintenant une perspective de réintégration pour les agents en règle.
Une mission de contrôle engagée pour assainir les effectifs
La commission ad hoc chargée du contrôle physique des dossiers litigieux de 2241 agents civils du Secrétariat général à la Défense poursuit ses travaux dans un contexte marqué par la volonté d’assainir la gestion administrative du personnel.
C’est dans ce cadre que le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Me Guy Kabombo Muadiamvita, a effectué, ce jeudi 2 avril 2026, une visite inopinée sur le site des opérations. Objectif : s’enquérir personnellement de l’état d’avancement des travaux menés par cette commission mixte.
Composée des représentants du ministère de la Défense nationale, de la Fonction publique, de l’Inspection générale des FARDC, du Secrétariat général à la Défense ainsi que des délégués du personnel civil, la commission a présenté à l’autorité un état des lieux détaillé de ses activités.
Des irrégularités massives déjà constatées
Selon les informations communiquées lors du briefing conduit par la coordonnatrice de la commission, le niveau d’exécution du contrôle physique est actuellement évalué à 31 %. Toutefois, les premières conclusions révèlent une situation préoccupante.
Plus de la moitié des dossiers déjà examinés présentent des irrégularités, notamment des cas de falsification, de substitution de personnes, de doublons ou encore d’usurpation d’identité.
Ces constats ont été corroborés sur place par le Vice-Premier ministre lui-même, qui n’a pas hésité à interroger directement certains agents présents, afin de vérifier la conformité de leurs dossiers.
Des sanctions annoncées et un tri rigoureux en perspective
Face à l’ampleur des anomalies relevées, Me Guy Kabombo Muadiamvita a annoncé des sanctions sévères à l’encontre des agents impliqués dans ces irrégularités. Cette démarche s’inscrit dans une logique de rigueur administrative et de restauration de la crédibilité du fichier du personnel civil relevant de la Défense.
Parallèlement, le processus de réintégration reste ouvert pour les agents disposant de dossiers réguliers. Ceux-ci feront l’objet d’un contrôle approfondi, notamment à travers la vérification de leur numéro matricule et de leurs éléments d’identification, avant toute décision administrative définitive.
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Une commission issue d’un engagement gouvernemental
Il convient de rappeler que la mise en place de cette commission ad hoc découle d’une initiative du Vice-Premier ministre de la Défense nationale, consécutive à deux audiences accordées aux personnels civils concernés, précédemment écartés à la suite d’un assainissement du fichier de la paie menée par l’Inspection Générale des Finances.
A cette occasion, l’autorité avait pris l’engagement de mettre en place une commission mixte chargée de réexaminer les dossiers, en vue de rétablir les agents en règle dans leurs droits.
Au-delà de cette opération de contrôle, cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large de redynamisation des Forces armées de la République démocratique du Congo.
Portée par la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Commandant suprême des FARDC, cette réforme vise à renforcer la transparence, la fiabilité et l’efficacité de l’administration militaire.
John Ngoyi
