Alors qu’on croyait la tempête apaisée après la rencontre de la réunion interinstitutionnelle sous la présidence du chef de l’Etat, les pétitionnaires repartent de plus belle, à un peu plus de 72 heures de la rentrée parlementaire. C’est dire que cette session de septembre, plutôt que de rester focus sur le budget 2026, sera marquée prioritairement par les manœuvres de destitution du bureau de l’assemblée nationale. Quel gâchis ?
Pourtant, l’attention de toute la République reste focalisée sur le budget en vue de désamorcer les tensions sociales perceptibles à travers tout le pays. La loi budgétaire actuelle semble apporter des réponses adéquates aux nombreuses questions de différentes couches sociales. C’est en ce moment que les détracteurs de Kamerhe s’évertuent à démobiliser le bureau de cette institution de la République.
C’est la preuve même de la qualité de l’homme politique congolais dans les institutions qui demeure motivé par ses appétits gloutons en faisant des institutions sa vache à lait. Il est vrai qu’un appel a été lancé pour réduire le train de vie des institutions et de leurs animateurs dans le cadre de l’effort de guerre. Au parlement, on refuse de s’inscrire dans cette logique.
Il est clair que ces élus nationaux, dans leur tentative de déstabiliser la chambre basse du parlement, savent qu’ils prêtent savamment le flanc à l’adversaire. Sinon pourquoi avoir attendu si longtemps avant de mettre leur menace à exécution ? Ils ont bien choisi cette session budgétaire pour monter les enchères.
Pourtant, la République n’a nullement besoin de cette campagne de déstabilisation au moment où elle est attaquée sur plusieurs fronts. Comment ne pas penser à un cheval de Troie au sein de l’Union sacrée alors que l’autorité suprême a réitéré son vœu d’une rentrée parlementaire apaisée ?
Entretemps, les pétitionnaires qui souhaitent faire tomber le bureau actuel de la chambre basse du parlement sollicitent le quitus de l’UDPS pour venir à bout de l’actuel bureau. Ce parti présidentiel serait-il prêt à leur servir de tremplin à leur basse besogne politique ? Où est l’intérêt du peuple dans cette prétendue démarche législative ?
Les pétitionnaires considèrent, en effet, que l’appui de ce parti présidentiel sera déterminant pour le succès de son action subversive tout en sachant que cette initiative vise un pilier du pouvoir.
Les pétitionnaires, par l’effet de contagion, ne manqueront pas de toucher le Sénat où un autre membre de l’Union sacrée aurait déjà entamé une collecte des signatures et se réjouirait déjà de réunir le seuil requis. La démarche de ces élus frondeurs est un véritable test pour s’assurer de la solidité même du pouvoir de Tshisekedi. C’est quitte ou double pour poursuivre inexorablement leur mission dévastatrice.
La Pros.