Kinshasa, l’histoire du Congo brille d’un nouvel éclat grâce à l’artiste Masuma Debrind et qui a projeté un film sur Simon Kimbangu, figure emblématique de la lutte pour l’indépendance africaine. Le 8 mars 2024, l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa s’est transformée en un sanctuaire de la mémoire où étudiants et enseignants ont été témoins de la puissance évocatrice du cinéma.
Ce long métrage qui a également été présenté à l’Unikin, a suscité une onde de joie et d’inspiration parmi les spectateurs. Chacun a pu tirer des leçons de vie de cette histoire vraie, qui dépasse la simple connaissance du nom de Simon Kimbangu pour plonger dans l’essence de son être et de son combat.
Lors de la cérémonie, le Directeur Général, Henri Kalama de l’Académie des Beaux-arts, le Secrétaire Général administratif Jean-Pierre Nduwa, et d’autres professeurs, dont le professeur Lema Kasa, ont honoré de leur présence cette projection significative. Dans son discours, Masuma Debrind et a souligné que Simon Kimbangu est un personnage inoubliable, un précurseur de l’indépendance africaine annoncée dès 1921, bien avant les mouvements de Martin Luther King et les vagues d’indépendance des années 50.
Le DG Henri Kalama a exprimé sa fierté et son encouragement envers l’artiste, reconnaissant l’importance de son travail pour éveiller les consciences. Il a souligné que le film, réalisé avec des moyens limités, est un outil bénéfique pour l’éducation et l’élévation spirituelle de la jeunesse congolaise.
Les étudiants, à leur tour, ont partagé leurs impressions. Joseph Mafuka, l’un d’eux, a été particulièrement touché par le film, avouant qu’il connaissait le nom de Kimbangu sans vraiment comprendre son histoire. Le film lui a révélé la profondeur de la lutte de Kimbangu et l’a amené à réfléchir sur la comparaison avec Nelson Mandela, soulignant que Kimbangu a passé plus de temps en prison que Mandela.
En somme, Masuma Debrind et a exprimé sa gratitude envers le public pour son attention et son engagement. Il a réitéré son objectif de faire connaître Simon Kimbangu au-delà des frontières du Congo et de l’Afrique. Il a également remercié la notabilité Kongo et son coordinateur Dieudonnée Bifumana pour leur soutien qui permet de continuer à rêver et à avancer dans la réalisation de projets cinématographiques ambitieux.
Ce film de 1h15’ n’est pas seulement un hommage à Simon Kimbangu, mais aussi un appel à réécrire l’histoire, à reconnaître les véritables pères de l’indépendance africaine, et à inspirer la confiance en soi chez les peuples noirs. C’est une œuvre qui résonne avec l’âme du Congo et qui invite à une réflexion profonde sur notre identité et notre histoire commune.
Célestin Lubo
