Dans une déclaration politique percutante rendue publique ce 13 octobre 2026, l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) a pris position sur les enjeux sécuritaires et politiques brûlants de l’heure. Entre condamnation d’une nouvelle rébellion et mise en garde contre des manœuvres de déstabilisation interne, le parti de Modeste Bahati Lukwebo clarifie sa ligne de conduite.
Le climat politique en République Démocratique du Congo s’intensifie. Par la voix de son Secrétaire Général, Malongo Bilamba Guy-Richard, agissant pour le compte du Président National statutaire en déplacement, l’AFDC a brisé le silence ce mardi à Kinshasa. Le document, qui se veut une analyse sans concession de la « situation sécuritaire de l’heure », pointe du doigt des menaces sérieuses contre l’intégrité du territoire.
Une nouvelle rébellion dans le viseur
Le point le plus saillant de cette déclaration est la dénonciation explicite d’une « nouvelle forme de rébellion ». L’AFDC affirme que cette insurrection, qui transiterait de l’AFDL au FRN (Front de Résistance Nationale), serait liée à l’ancien Président Joseph Kabila.
Le parti condamne avec véhémence les conséquences de ce mouvement sur le terrain : morts d’hommes, désolation, déplacements massifs de populations et destruction du tissu socio-économique. Plus grave encore, l’AFDC accuse les auteurs de cette rébellion de procéder à des confiscations de biens privés, en violation flagrante de l’article 34 de la Constitution congolaise qui garantit le droit à la propriété.
Le choix du dialogue plutôt que des armes
Face à cette instabilité, l’AFDC rejette catégoriquement l’option militaire comme solution durable. « Il n’y aura pas d’issue militaire à la guerre », martèle le communiqué. Le parti se range derrière la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, prônant un « dialogue sincère et inclusif ». Pour la formation de Bahati Lukwebo, c’est l’unique voie pour garantir la réunification du pays et éviter une partition redoutée.
Tensions au sein de l’Union Sacrée : Mise en garde contre les « usurpateurs »
La déclaration prend également une tournure politique interne très marquée. L’AFDC met en garde certains « caciques » de l’Union Sacrée de la Nation (la coalition au pouvoir). Le parti leur reproche de soutenir des individus qu’il qualifie d’« assoiffés d’argent et de pouvoir », lesquels tenteraient de s’autoproclamer dirigeants de l’AFDC sans aucune légitimité légale.
Cette mise au point vise à réaffirmer l’autorité exclusive du Sénateur Professeur Bahati Lukwebo Modeste en tant qu’Autorité Morale et Président National statutaire. En dépit de ces tensions internes à la coalition, l’AFDC réitère son appartenance indéfectible à l’Union Sacrée et son soutien total à l’action du Président Tshisekedi pour la paix et la prospérité du peuple congolais.
Un message de fermeté
En signant ce document depuis le siège national de Lingwala, Guy-Richard Malongo Bilamba envoie un message de cohésion. Alors que le pays traverse une zone de turbulences, l’AFDC choisit de jouer la carte de la loyauté institutionnelle tout en marquant son territoire face aux velléités de dissidence interne.
Reste à savoir comment les acteurs cités, notamment l’entourage de l’ancien président et les cadres visés au sein de l’Union Sacrée, réagiront à ces accusations directes qui redessinent les contours de la scène politique à l’horizon 2026.
César Nkangulu
DECLARATION POLITIQUE DE L’ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES DU CONGO SUR LA SITUATION POLITIQUE ET SECURITAIRE DE L’HEURE
L’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) et son Autorité Morale condamnent la nouvelle forme de la rébellion partant de l’AFDL au FRN de l’ancien Président de la République Joseph KABILA, causant sur leur passage morts, désolation, déplacements des populations, destruction du tissu économique, social, culturel et coutumier de la République Démocratique du Congo ainsi que la confiscation des biens et patrimoine de l’Etat et des personnes privées en violation de l’article 34 de la Constitution.
L’AFDC condamne tout recours aux armes pour régler des malentendus et favoriser le pillage de nos ressources naturelles.
L’AFDC reste convaincue qu’il n’y aura pas d’issue militaire à la guerre et que seul un dialogue sincère et inclusif tel que préconisé par le Chef de l’Etat, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, ramènera une paix durable, permettra la réunification du pays et l’intégrité du territoire national et évitera la partition de notre cher et beau pays, la République Démocratique du Congo.
L’AFDC saisit cette occasion pour mettre en garde les caciques de l’Union Sacrée de la Nation qui soutiennent quelques individus assoiffés d’argent et de pouvoir et qui s’autoproclament dirigeants de l’AFDC sans titre ni qualité et sans légalité ni légitimité.
L’AFDC et son Président National statutaire et Autorité Morale, le Sénateur Professeur BAHATI LUKWEBO Modeste, se rangent derrière le Chef de l’Etat, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, pour la paix, l’intégrité territoriale et la prospérité du peuple congolais et réaffirment leur place au sein de l’Union Sacrée de la Nation.
Fait à Kinshasa, le 13 octobre 2026
