La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a mis en place une commission spéciale d’établissement des faits, après les échauffourées survenues lors du sit-in de l’opposition politique organisé vendredi dernier à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), selon un communiqué signé par le président de cette institution d’appui à la démocratie.
« À cet effet, la CNDH-RDC décide de la mise en place immédiate d’une « commission spéciale d’établissement des faits, composée de ses membres et, le cas échéant, d’experts indépendants « , a-t-on lu dans ce communiqué signé par le président Paul Nsapu.
Il a été précisé dans le communiqué que cette commission spéciale a pour mission de recueillir les témoignages des victimes, témoins et autres personnes concernées, rencontrer les autorités publiques, les responsables des partis politiques concernés et les services de sécurité.
La commission spéciale va aussi, selon toujours ce communiqué, analyser toutes les preuves disponibles, y compris les images vidéos, rapports médicaux et autres éléments pertinents.
Selon toujours le communiqué, la commission spéciale va établir également les circonstances exactes des évènements, formuler des recommandations appropriées visant à prévenir la répétition de ce genre d’incidents.
C’est ainsi que la CNDH a invité les parties prenantes à coopérer pleinement avec cette commission spéciale afin de permettre l’établissement de la vérité dans un climat de sérénité, de transparence et de confiance.
Dans l’entre-temps, elle a exprimé sa solidarité à l’égard de toutes les victimes de la manifestation du 12 juin dernier. Elle a appelé, enfin, l’ensemble des acteurs politiques et sociaux à s’abstenir de toute incitation à la violence et aux autorités de veiller à ce que les auteurs des violations des droits de l’homme puissent répondre de leurs actes conformément à la loi.
Avant tout, la CNDH a rappelé, dans ce communiqué, que la Constitution de la RDC garantit à tous les citoyens les libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, la liberté de réunion pacifique et la liberté de manifestation.
Pour cette institution citoyenne, ces droits constituent des piliers essentiels de tout État démocratique et doivent être exercés dans le respect de la loi de l’ordre public, des droits d’autrui et des principes de non-violence.
Presse/CNDH-RDC
