Face à l’anarchie urbaine rampante et la mafia foncière qui assiège le secteur de l’éducation en République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi tape du poing sur la table. Présidant la 89ème réunion ordinaire du Conseil des Ministres ce vendredi 15 mai 2026 à la Cité de l’Union Africaine, le Chef de l’Etat a décrété la tolérance zéro contre les constructions anarchiques et la spoliation des espaces scolaires et universitaires. Des permis de construire passés au peigne fin aux ordres de démolition, en passant par des poursuites judiciaires exemplaires contre les prédateurs immobiliers et leurs complices dans l’administration, le Président de la République actionne le bras séculier de la justice et instruit le Gouvernement, sous la houlette de la Première Ministre Judith Suminwa, de restaurer sans délai l’autorité de l’État et la discipline publique.
COMPTE-RENDU DE LA QUATRE-VINGT-NEUVIEME REUNION ORDINAIRE DU CONSEIL DES MINISTRES
Vendredi 15 mai 2026
Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a présidé, ce vendredi 15 mai 2026, à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa, la quatre-vingt-neuvième réunion ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République.
Cinq (05) points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :
I. Communication du Président de la République, Chef de l’Etat ;
II. Points d’information ;
III. Approbation d’un relevé de décisions du Conseil des Ministres ;
IV. Examen et adoption d’un dossier ;
V. Examen et adoption de cinq textes.
I. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
La communication du Président de la République, Chef de l’Etat a porté sur deux (02) points principaux, à savoir :
1. Du respect des normes de construction, d’urbanisme et d’aménagement du territoire en République Démocratique du Congo
Le Président de la République a commencé sa communication en abordant la question du respect des normes de construction et d’urbanisme sur l’ensemble du territoire national, particulièrement dans les grandes agglomérations urbaines et plus spécifiquement dans la ville de Kinshasa, où il est observé une multiplication soutenue des constructions de tout genre.
Cette dynamique, portée par l’ambition légitime de nos populations et des investisseurs, constitue un signal positif de développement, de modernisation urbaine et de vitalité économique. Cependant, il a relevé avec préoccupation que cette expansion urbaine s’opère souvent dans un désordre intolérable, marqué par le non-respect des normes urbanistiques, cadastrales, architecturales, environnementales et sécuritaires, avec notamment la construction d’immeubles à étages dans des zones destinées à des habitations basses, y compris à proximité d’édifices sensibles de l’Etat, au mépris des impératifs de sûreté publique, d’esthétique urbaine et d’aménagement harmonieux de nos villes.
Le Président de la République a constaté également que, dans plusieurs chantiers, particulièrement à Kinshasa, des matériaux de construction tels que le sable, les caillasses, les moellons et autres agrégats sont anarchiquement entreposés sur la voie publique, impactant négativement la circulation routière, empêchant l’écoulement normal des eaux de pluie et aggravant l’insalubrité ainsi que la dégradation de l’environnement urbain.
Il a rappelé la nécessité pour le Gouvernement de veiller au strict respect des normes urbanistiques et de construction.
« Face à la persistance de cette situation, il est désormais impératif de rétablir l’ordre, l’autorité de l’Etat et la discipline urbaine, la modernisation de nos villes ne pouvant se faire dans l’anarchie ni au détriment de l’ordre public, de la sécurité collective et des règles d’aménagement du territoire », a – t – il précisé.
Dès lors, il a instruit, sous la coordination de la Première Ministre, le VicePremier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Urbanisme et Habitat, le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, le Ministre de l’Aménagement du Territoire, la Ministre des Affaires Foncières ainsi que les différents Gouverneurs de province, de prendre sans délai des mesures rigoureuses visant notamment à :
– Renforcer le contrôle préalable à la délivrance des permis de construire, dans le strict respect des plans d’urbanisation, des affectations des zones et de l’esthétique urbaine ;
– Identifier les constructions érigées en violation des normes urbanistiques, sécuritaires et esthétiques ;
– Interdire toute construction portant atteinte à la sûreté des installations et édifices sensibles de l’Etat ;
– Réglementer strictement l’entreposage des matériaux de construction et mettre fin à toute occupation anarchique de la voie publique ;
– Faire respecter les normes architecturales et l’esthétique publique afin de préserver l’harmonie et l’image de nos villes ;
– Harmoniser les interventions des services techniques, cadastraux, fonciers et urbanistiques afin de mettre fin aux autorisations irrégulières ;
– Appliquer, sans complaisance, les mesures coercitives prévues contre les auteurs de constructions anarchiques ou contraires aux normes urbanistiques et à l’esthétique publique ;
– Mettre en place un mécanisme permanent de contrôle et de suivi des nouvelles constructions dans les principales villes du pays.
2. De la protection du patrimoine de l’Etat affecté au secteur de l’éducation nationale
Le Président de la République a été saisi d’une recrudescence d’actes de spoliation du patrimoine immobilier de l’Etat affecté aux secteurs de l’Education nationale ainsi que de l’Enseignement supérieur et universitaire.
Il lui a été notamment rapporté que plusieurs espaces réservés à l’enseignement font aujourd’hui l’objet d’occupations irrégulières, de morcellements illicites ainsi que de constructions anarchiques de nature privée, notamment des immeubles, hôtels, restaurants, supermarchés et autres infrastructures commerciales, érigés au mépris de leur vocation éducative initiale.
Une telle situation inacceptable, constitue une atteinte grave à l’autorité de l’Etat, réduit sensiblement les capacités d’accueil et de formation de nos établissements publics et hypothèque l’avenir de notre système éducatif.
Pour y faire face, des mesures urgentes et coordonnées devraient être prises afin de préserver durablement les infrastructures destinées à l’éducation et à la formation de la jeunesse.
A cet effet, il a instruit, chacun en ce qui le concerne, la Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Sociales, Actions Humanitaires et Solidarité Nationale ; la Ministre d’Etat, Ministre de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté ; le Ministre d’Etat, Ministre de la Formation Professionnelle ; le Ministre d’Etat, Ministre de l’Urbanisme et Habitat ; le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics ; la Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations ; ainsi que la Ministre des Affaires Foncières, sous la coordination de Première Ministre et le concours de son Cabinet, de procéder à l’identification exhaustive, au bornage, à la sécurisation foncière et à la cartographie numérique de tous les espaces scolaires, universitaires et centres de formation appartenant à l’Etat, ainsi qu’à la constitution d’une base de données centralisée du patrimoine éducatif national.
Les constructions anarchiques et occupations irrégulières devraient être systématiquement identifiées en vue de l’annulation des titres obtenus frauduleusement, du déguerpissement des occupants sans droit ni titre ainsi que, le cas échéant, de la démolition des ouvrages érigés illégalement.
Le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux devrait, pour sa part, donner des injonctions pour engager des poursuites exemplaires contre toute personne impliquée dans des opérations de spoliation ou de cession frauduleuse du patrimoine éducatif public, y compris les agents et autorités complices.
Enfin, des mesures de protection durable devraient être mises en œuvre, notamment la clôture progressive des sites exposés, l’interdiction de délivrance de permis de construire sur les emprises éducatives sans avis conforme des Ministères sectoriels, le déploiement de brigades mixtes de contrôle ainsi que l’instauration d’un mécanisme permanent de surveillance et d’alerte afin de prévenir toute nouvelle tentative de spoliation.
Intervention de la Première Ministre :
Dans la suite de la communication du Président de la République, la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement est revenue sur le suivi de l’exécution des grands travaux initiés par le Chef de l’Etat.
C’est dans ce cadre qu’elle a effectué, le mardi 12 mai 2026, une visite d’inspection du chantier des Rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa. Le Ministre de l’Aménagement du Territoire et la Ministre Déléguée en charge de la Politique de la Ville, ainsi que le Gouverneur de la ville de Kinshasa et les partenaires techniques, dont Sicomines, engagés dans ce projet structurant ont fait partie de sa délégation.
À travers cette descente sur terrain, elle a voulu s’enquérir personnellement de l’état d’avancement des travaux qui s’inscrivent dans la dynamique de modernisation des infrastructures et d’amélioration de la mobilité urbaine dans la capitale.
Pour cette phase Sud, les travaux portent sur un linéaire de 73 kilomètres de routes, comprenant d’importants travaux de terrassement et de revêtement de chaussée, plusieurs ouvrages de franchissement, dont trois ponts majeurs d’une portée variant entre 90 et 180 mètres, ainsi qu’un échangeur à trois niveaux à Mitendi, destiné à fluidifier la circulation entre la Route Nationale n°1 et les rocades.
Les constats établis sur terrain révèlent une évolution globalement satisfaisante de l’état d’avancement de ces travaux.
A terme, ces infrastructures doteront Kinshasa d’un véritable périphérique urbain destiné à désengorger le trafic, au bénéfice notamment des usagers empruntant la Route nationale n°1, en direction de la Province du Kongo central et de l’aéroport international de N’djili.
Le Gouvernement demeure ainsi fermement engagé dans la mise en œuvre de son Programme d’Actions, à travers des infrastructures modernes qui amélioreront la mobilité urbaine, soutiendront le développement économique et renforceront la qualité de vie de nos populations.
Dans un autre chapitre, elle a évoqué l’engagement collectif pour la réussite du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028. Le 12 juin prochain marquera deux ans depuis l’investiture de notre Gouvernement par l’Assemblée nationale, une étape cruciale de notre parcours commun.
Ce moment, a précisé la Première Ministre, doit être pour nous l’occasion de faire un bilan à mi-parcours, une étape d’évaluation et de réflexion sur nos avancées, nos défis, mais aussi sur nos ambitions pour la suite. Notre peuple attend de nous des résultats concrets, visibles, et durables.
Face aux défis multiples qui se présentent à notre pays, nous ne pouvons pas nous permettre de relâcher nos efforts. Notre Programme d’Actions doit devenir notre levier d’action collectif, notre feuille de route pour assurer le développement durable et la prospérité de la République Démocratique du Congo.
Elle a tenu à rappeler les mots du Président de la République, en soulignant que : « Notre Gouvernement doit être un Gouvernement d’actions et de résultats. »
Ce n’est pas seulement une ambition, a soutenu la Première Ministre, c’est une obligation morale envers notre peuple, une exigence pour garantir la crédibilité de notre action. Elle en a appelé à chacun des membres du Gouvernement àrenforcer notre synergie, à intensifier notre engagement dans la mise en œuvre de notre agenda législatif et de nos priorités sectorielles pour cette année 2026.
Enfin, la Première Ministre a fini sa communication en abordant la situation des embouteillages sur la Route Nationale n° 1 où le trafic est régulièrement paralysé sur plusieurs kilomètres, contraignant les usagers à passer de longues heures, voire des nuits entières, bloqués sur la chaussée. Cela s’explique par les causes structurelles et comportementales bien identifiées.
Pour y remédier, elle va convoquer, dans les jours qui suivent, une réunion de crise à son cabinet. Elle réunira tous les Ministères concernés, les Gouverneurs de Kinshasa et du Kongo Central, la Police Nationale Congolaise (PNC), la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), le Comité des transporteurs, le Concessionnaire ainsi que l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT). Objectif : prendre des mesures urgentes idoines en vue de dégager cette voie importante pour notre économie.
II. POINTS D’INFORMATION
II.1. Etat et administration du territoire
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a présenté au Conseil, le rapport sur l’état et l’administration du territoire national.
Au cours de la semaine qui s’achève, l’état d’esprit de la population a été marqué notamment par :
– La visite du Président de la République en Ouganda où plusieurs protocoles d’accords de coopération ont été signés, indiquant le réchauffement des relations de bon voisinage entre nos deux pays ;
– Le soulagement de la population de la province du Sud-Kivu, particulièrement celle des localités où les terroristes RDF/AFC/M23 se sont retirées ;
– Le focus sur la question relative au débat suscité à la suite de la conférence de presse du Président de la République.
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a aussi présenté le rapport final consolidé reprenant les 67 recommandations issues du Forum National des Affaires Coutumières (FNAC) ainsi qu’un support visuel témoignant de la richesse culturelle Congolaise et devant nous servir de base communicationnelle dans la promotion des valeurs coutumières et de la diversité culturelle
Dans le chapitre du banditisme et de la criminalité, il a évoqué la poursuite de l’opération Ndobo à travers les principales villes et autres agglomérations urbaines. Et ce, malgré des cas signalés à travers le pays.
Il s’est aussi observé une dynamique dans le réchauffement des réunions des Comités Provinciaux et Locaux de Sécurité suite à la recommandation qu’il a formulée aux Gouverneurs de Provinces et à tous les Chefs d’entité de base.
Il a terminé son rapport en faisant le point sur la situation aux frontières.
Le Conseil a pris acte de ce rapport.
II.2. Situation sécuritaire
Pour sa part, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants a brossé la situation opérationnelle et sécuritaire en revenant spécifiquement sur les détails concernant les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu.
Cette situation a été dominée essentiellement par le retrait simulé des troupes de la coalition d’agression RDF/AFC/M23 dans une partie de la plaine de la Ruzizi. Ce mouvement rétrograde de l’ennemi, suivi des pillages et exécutions sommaires a été effectué en vue d’un renforcement suspect de ses troupes dans les Hauts-Plateaux d’Uvira et de Mwenga au Sud-Kivu.
Face à cette situation, nos Forces Armées ont pris des dispositions adéquates pour empêcher toute progression des troupes ennemies. Autant, elles ont poursuivi les opérations de traque des terroristes ADF/ISCAP dans le territoire de Mambasa en Ituri.
Au sujet de la situation au triangle Kongo-Central – Kinshasa – Grand Bandundu, le Ministre Délégué près le Ministre de la Défense Nationale, chargé des Anciens Combattants a fait le point de sa mission celle de rappeler les insurgés Mobondo à l’ordre dans cet espace. Les progrès engrangés à ce jour ont été évoqués.
Le Conseil a pris acte de ce rapport.
II.3. Evolution de la situation récente sur le marché des changes ainsi que des biens et services
Intervenant comme invité, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo a passé en revue les développements de la conjoncture économique de notre pays.
Il a indiqué que la stabilité économique intérieure s’est poursuivie au cours de la semaine sous revue, traduite par le recul de l’inflation hebdomadaire et l’appréciation du taux de change sur les deux segments du marché des changes.
Les projections du Comité Permanent de Cadrage Macroéconomique (CPCM) tablent sur une accélération de l’activité économique en 2026, avec un taux de croissance estimé à 6,2%, contre 5,8% en 2025, soutenue principalement par le dynamisme du secteur extractif.
Le taux d’inflation hebdomadaire s’est établi à 0,16% au 08 mai 2026, contre 0,19% la semaine précédente, portant le cumul annuel à 3,51%, contre 3,06% à la même période de 2025. En glissement annuel, il s’est établi à 2,56%, contre 9,83% une année auparavant.
Cette évolution traduit le maintien d’une dynamique inflationniste globalement contenue, soutenue par l’orientation prudente de la politique monétaire ainsi que par la relative stabilité observée sur le marché de change.
Le taux de change s’est fixé à 2.200,65 CDF au 07 mai 2026 pour un dollar américain sur le marché interbancaire et à 2.331,26 CDF sur le marché parallèle. Par rapport au 30 avril 2026, le Franc Congolais s’est apprécié de 4,59% à l’indicatif et de 0,47% au parallèle. En rythme annuel, la monnaie nationale a enregistré une dépréciation de 0,88% à l’interbancaire et de 0,90% au parallèle.
En rythme hebdomadaire, les cours mondiaux des principaux produits de base intéressant l’économie Congolaise (cuivre, or, cobalt, etc.) se sont globalement bien comportés.
Tout en considérant les facteurs de risques sur le plan externe et interne, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo réitéré les recommandations liées notamment au renforcement de la coordination des politiques monétaire et budgétaire, dans l’objectif de consolider la stabilité macroéconomique et à la diversification des sources d’approvisionnement énergétique.
Le Conseil a pris acte de ce rapport.
II.4. Evolution de la situation humanitaire
La Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Sociales, Actions Humanitaires et Solidarité Nationale a fait le point de la situation humanitaire en République Démocratique du Congo pour la période allant du 03 au 09 mai 2026.
A cet effet, il a été enregistré plusieurs alertes principalement liées aux vents violents, aux inondations consécutives aux pluies diluviennes notamment dans la ville Kolwezi (province de Lualaba) et dans la ville de Tshikapa (province du Kasaï) ainsi qu’aux mouvements de populations provoqués par l’insécurité persistante dans certaines provinces dont celle du Nord-Kivu dans les villages de Mamove, Malibo, Butuhe, Kyondo, Njiapanda et Mangina.
Revenant sur la situation des sinistrés des pluies d’avril 2025 à Kinshasa, elle a préconisé des solutions durables orientées vers le relèvement communautaire afin de réduire la vulnérabilité des communautés exposées aux catastrophes naturelles.
Le Conseil a pris acte de ce rapport.
II.5. Situation épidémiologique en République Démocratique du Congo
Le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale a d’abord présenté le rapport narratif d’investigation préliminaire dans les zones de santé de Mongbwalu, Rwampara et Bunia à la suite des rumeurs de décès groupés.
Il en ressort plusieurs cas suspects dont notamment 246 cas rapportés. 80 décès enregistrés au total, dont 4 décès parmi les cas en laboratoire. Parmi les 13 échantillons testés par l’INRB, 8 cas se sont révélés positifs et 4 à refaire. D’autres échantillons en provenance de l’Ituri sont en route p
