Le mercredi 6 mai 2026, le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, a réuni autour de lui l’ensemble de l’appareil technique de son ministère pour une séance d’évaluation d’envergure des chantiers en cours à travers le pays. Une rencontre à haute intensité stratégique qui traduit la volonté du gouvernement de passer à la vitesse supérieure dans la conduite des projets structurants.
Autour de la table, les principaux acteurs du secteur : les Directeurs Généraux de l’Office des Routes (OR), de l’Office des Voiries et Drainage (OVD), de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), du Bureau Technique de Contrôle (BTC), du Fonds National d’Entretien Routier (FONER), ainsi que la Cellule Infrastructures. Tous mobilisés pour un diagnostic sans complaisance et des décisions opérationnelles.
Au cœur des échanges, deux urgences majeures : la sécurisation des voies urbaines à Kinshasa et la lutte contre les érosions dans le Grand Kasaï. Dans la capitale, l’accent est mis sur la réhabilitation des axes situés dans le périmètre présidentiel, considérés comme hautement stratégiques pour la mobilité et la sécurité. Une priorité qui s’inscrit dans une vision plus large de modernisation urbaine.
Dans l’Est du pays, la modernisation de l’axe Kasindi–Beni, au Nord-Kivu, a été présentée comme un levier essentiel d’intégration économique régionale. Cette route, véritable colonne vertébrale des échanges transfrontaliers, devrait bénéficier d’une attention particulière dans les mois à venir.
Mais c’est dans le Grand Kasaï que les signaux d’alerte se font les plus pressants. À Miabi, dans le Kasaï-Oriental, l’érosion de Boya menace directement les pylônes de la SNEL, faisant peser un risque réel sur la desserte énergétique de toute la région. Un cri d’alarme porté par le député Serge Kasanda, visiblement entendu par le gouvernement.
Face à cette situation, le Ministre a instruit l’accélération des études en vue de la modernisation de la RN40, reliant Tshimbulu à Mwene-Ditu. Une réponse qui se veut à la fois rapide et structurante.
Dans cette dynamique, l’entreprise SAFRIMEX se positionne en acteur clé. Elle est notamment chargée des travaux d’urgence, incluant la construction du pont sur la rivière Lubi à Bena Nganza. Par ailleurs, l’axe Mbujimayi–Lupatapata a été intégré au programme immédiat, tandis que l’état préoccupant du pont Lubilanji, sur la route de Mwene-Ditu, a également été signalé.
À l’issue des travaux, les discussions ont été jugées fructueuses par l’honorable Serge Kasanda, saluant une approche désormais fondée sur l’anticipation et une meilleure prise en compte des réalités provinciales.
À travers cette réunion marathon, le Ministère des ITP affiche l’ ambition transformer les défis infrastructurels en opportunités de développement, en s’appuyant sur une coordination renforcée et une action rapide sur le terrain.
Nathan Mundele
