L’Alliance des Démocrates Congolais (ADECO), sous la direction de son Président National, Alain Mbaya Kakasu, a déposé, mercredi 15 avril 2026 au siège de l’Union Sacrée de la Nation, son mémorandum adressé au Secrétaire Permanent de cette plateforme politique au pouvoir, Prof. André Mbata, appelant à une refonte complète de la Constitution de la République Démocratique du Congo. Cette initiative vise à établir une « Nouvelle République » face aux défis persistants de déstabilisation et de turbulences internes que le pays a connus depuis son indépendance en 1960.
Le mémorandum de l’ADECO, déposé aux mains propres du Secrétaire permanent de la majorité au pouvoir dans une ambiance festive, tambours battants, souligne que « les réformes politiques et socio-économiques entreprises par les régimes successifs n’ont pas produit les résultats escomptés », laissant le peuple congolais dans une impasse. Elle estime que l’avènement du Président Félix Tshisekedi a insufflé un élan de renouveau, rendant impérative une refondation de l’État. Face aux contraintes institutionnelles, aux mutations mondiales et aux réalités locales, l’ADECO juge qu’un changement constitutionnel est une « nécessité vitale ».
Dans cette optique, l’ADECO s’engage à catalyser le processus au sein de l’Union Sacrée de la Nation et demande au Secrétaire Permanent de « mettre sur pied une équipe technique » chargée d’élaborer une nouvelle Constitution. Les propositions phares de ce parti politique de la majorité pour cette nouvelle Loi fondamentale s’articulent autour de trois points clés :
1. Un régime présidentiel avec un exécutif monocéphale responsable devant le Parlement.
2. Un État unitaire fortement décentralisé, visant à rapprocher l’administration des citoyens et à répondre aux spécificités régionales.
3. Un système parlementaire bicaméral équilibré entre les deux Chambres.
Alain Mbaya Kakasu, Président National de l’ADECO, a insisté, au terme de leurs échanges fructueux avec le Secrétaire Permanent de l’USN, qu’il était temps pour ce dernier de « secouer le cocotier des différents partis politiques au pouvoir en vue de répondre à l’appel du Président de la République, Félix Tshisekedi, sur le changement de la
Loi fondamentale ». Pour lui, le silence des morts observé au sein de cette famille politique après que son Autorité morale de référence a décidé d’entamer des réformes constitutionnelles ne pouvait pas empêcher l’ADECO de manifester sa volonté d’accompagner le Chef de l’Etat dans sa vision politique en vue d’atteindre le but ultime : « le changement de la Constitution ».
Par cette volonté manifeste, l’ADECO souhaite ainsi transformer la Loi fondamentale d’un frein en un « levier de progrès » pour le pays.
César Nkangulu
