Fleuron de la coopération sino-congolaise, SICOMINES SA ne pouvait pas ne pas se retrouver au centre du Forum médias Chine-RDC organisé par l’ACP et Xinhua les 18 et 19 mars dernier à Beatrice hotel, à Kinshasa, sous le thème « Modernisation à la chinoise et voie de développement de la RDC : exploration conjointe de nouvelles trajectoires gagnant-gagnant ». Plusieurs prises de parole ont édifié l’opinion.
SOCIETE SINO-CONGOLAISE DES MINES (SICOMINES SA)
Parmi ces prises de parole, celles des PCA Li Sheng pour SICOMINES SA et Le Pang Long pour SISC SA bien entendu.
Le premier a préféré parler chiffres : 7 milliards USD investis dans le Programme comprenant 89 contrats des projets d’infrastructures soit achevés, soit en cours. Sont concernées 39 villes situées dans 17 des 26 provinces du pays,en plus d’une création massive d’environ 20.000 emplois directs et indirects.
Actuellement, en application de l’Avenant n°5, la joint-venture intervient dans le financement des projets routiers structurants :
1. Avenue Nzolana, à Kinshasa ;
2. Rocades Sud Est et Sud-Ouest, à Kinshasa ;
3. Roue Mbuji-Mayi/Nguba, au Kasaï Oriental et au Lualaba ;
4. Route Mbuji-Mayi/Mwene-Ditu, au Kasaï Oriental et au Lomami ;
5. Route Kananga-Kalamba Mbuji, au Kasaï Central ;
6. Route Bukavu-Kamanyola, au Sud-Kivu ;
7. Route Manterne-Tshela-Singini, au Kongo Central ;
8. Route Ingudi-Idiofa, au Kwilu ;
9. Route Lusambo-Lac Munkamba au Sankuru et au Kasaï Central.
Outre les infrastructures routières, il y a des infrastructures énergétiques (barrage de Busanga au Lualaba), hospitalières (hôpital général de référence de Kikwit), sportives (stades urbains de Bukavu, Bunia, Kalemie, Goma, etc.).
Un projet dont on parle moins mais qui sera un événement de portée mondiale une fois toutes les conditions réunies : la construction de Lumumbaville, au Sankuru, en mémoire du Héros national Patrice-Emery Lumumba.
Le fait important ignoré malheureusement du grand public et utile à révéler : la sélection des projets financés par SICOMINES SA est la compétence exclusive du Gouvernement central.
SOCIÉTÉ D’INFRASTRUCTURES SINO-CONGOLAISES (SISC SA)
Autre intervenant : Pang Long, PCA SISC SA (Société d’infrastructures Sino-Congolaise). Cette entreprise est, aux côtés d’autres sociétés du secteur, liée à la construction de bon nombre d’infrastructures financées dans le cadre du Programme sino-congolais.
« La construction d’infrastructures constitue une base importante pour stimuler le développement d’une Nation », a-t-il déclaré dans son intervention, affirmant d’ailleurs que « plus d’un millier de kilomètres de routes ont été construites dans provinces, répartis dans plusieurs villes et provinces de la RDC, fournissant ainsi un approvisionnement stable pour les chantiers ».
Avec 8.300 travailleurs aux compétences diverses, sa société passe aujourd’hui pour l’un des plus grands employeurs du secteur privé en RDC dans son domaine.
L’INTERVENTION DE JULES ALINGETE, IGF HONORAIRE
C’est vrai que plusieurs autres interventions ont été enregistrées les deux jours du Forum. Entre autres, celles du ministre de la Communication et Médias Patrick Muyaya, de l’ambassadeur de la Chine en RDC Bin Zhao, du Directeur général de l’ACP Bienvenu Mukumanya et du Président de Xinhua Fu Hua par vidéo, même que les propos de Jules Alingete, Inspecteur général honoraire de l’Inspection Générale des Finances.
Les médias en ont fait un large écho pour les reprendre dans cet article.
Pour la circonstance cependant, on retient celle de Jules Alingete. « La plupart des gens qui parlent (…) ne connaissent même pas le contenu réel de la Convention. Voilà pourquoi ça va dans tous le sens. il y a nécessité, à mon point de vue, dans le cadre qui vient d’être institué par les deux parties, qu’il y ait vraiment une meilleure communication autour de ce projet pour éviter que les vendeurs d’illusions puissent venir n’importe quoi à la population congolaise », a-t-il déclaré en rappelant la genèse de ce projet, le premier de cette envergure en période de post-conflit, entendez après le Dialogue intercongolais ayant permis la réunification de la RDC.
PREUVE : PARTICIPATION DANS LE PROGRAMME D’INTERCONNEXION DES PROVINCES
Pourquoi y revenir presque trois semaines après la clôture du Forum ?
Sous le titre « Le Congo et la Chine renforcent leurs liens miniers tandis que les États-Unis font pression pour un accord minier concurrent », le journaliste Ange Adihe Kasongo a publié le 27 mars 2026 pour le compte de l’agence Reuters une tribune faisant état de la signature, la veille, d’un accord entre les deux pays « pour approfondir leur coopération dans le secteur minier de ce pays africain ». La déclaration est d’un officiel congolais.
Rappelant que « Le Congo est le premier producteur mondial de cobalt et possède d’importantes réserves de cuivre, de lithium, de coltan et d’autres métaux utilisés dans les batteries », l’auteur souligne que « Le nouvel accord prévoit une coopération en matière de partage de données géologiques, de protection des investissements et de promotion de la transformation locale des matières premières au Congo » et « comprend également un mécanisme de suivi visant à garantir que les projets respectent la législation congolaise et soient mis en œuvre dans un environnement d’investissement stable et transparent ».
Sa conclusion confirme ce qui est connu de l’opinion : « La Chine est un acteur majeur du secteur minier du Congo ».
N’en déplaise alors à ceux qui, de façon consciente ou inconsciente, se livrent au torpillage des relations sino-congolaises, principalement dans l’exploitation minière.
Tous sont sans savoir que sans la coopération RDC-Chine et, surtout, sans le Programme, le Contrat ou le Projet sino-congolais conclu en 2008 après que la formule « Exploitation minière/Infrastructures de base » ait été initialement présenté aux partenaires occidentaux qui l’avaientunanimement rejeté, le Congo aurait peut-être eu une autre configuration aujourd’hui.
Dire de SICOMINES SA qu’elle est acquise à l’interconnexion interprovinciale, n’a rien de déplacé. Au-delà de l’extraction minière, SICOMINES SA s’affirme aujourd’hui comme un pilier stratégique du renouveau congolais. En transformant les ressources du sous-sol en leviers de croissance concrète, elle ne se contente pas de bâtir des infrastructures ; elle tisse les liens d’une interconnexion provinciale. Qu’il s’agisse de la modernisation des routes ou du soutien aux communautés locales, chaque projet porte la même ambition : placer le progrès économique au service de l’épanouissement social. Pour SICOMINES SA, investir en RDC, c’est avant tout investir dans le bien-être et l’avenir du peuple congolais.
Simon Mutombo
