La plateforme politique de l’opposition, Lamuka, a publié vendredi 20 février 2026 un communiqué virulent condamnant avec la plus grande fermeté ce qu’elle qualifie d' »attaque ignoble » survenue le 16 février 2026 à Kinshasa. L’incident a visé le cortège du président Martin Fayulu ainsi que le siège de la coalition ADDCongo.
Selon le communiqué signé par le Premier Vice-Président Jean Félix Senga et le Secrétaire Exécutif Permanent Bob Bolabwe Mbokoso, l’agression s’est produite sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu. Elle a eu lieu alors que l’opposition organisait une marche commémorative en souvenir de la « Marche de l’Espoir » du 16 février 1992.
Lamuka accuse directement des « individus identifiés comme membres de la « Force du Progrès » », un groupe décrit comme étant proche de l’UDPS, le parti présidentiel. Les faits rapportés sont graves : passages à tabac, pillages et même une « tentative d’atteinte à la vie du président Epenge ». La plateforme qualifie ces actes de « banditisme urbain », de « terrorisme politique » et d’infractions pénales incluant l’association de malfaiteurs, les violences volontaires et la destruction de biens.
Face à cette situation, Lamuka lance plusieurs appels pressants.
La plateforme :
- Demande au Procureur de la République de prendre toutes les dispositions légales nécessaires pour que les responsabilités soient clairement établies et que les auteurs répondent de leurs actes.
- Invite les autorités judiciaires congolaises à ouvrir sans délai une enquête « indépendante, impartiale et transparente » afin de démanteler toute structure impliquée.
- Exhorte le peuple congolais à rester vigilant et attaché aux valeurs démocratiques pour « barrer la route à toute dérive autoritaire ».
En conclusion, Lamuka réaffirme son « engagement inébranlable pour une RDC libre, souveraine, démocratique et prospère », affirmant que ces actes criminels ne feront que renforcer sa détermination.
César Nkangulu
