La réunion tenue sous la direction de la Première Ministre a permis de dissiper tout malentendu. Le taux de 14.500 francs congolais a été maintenu tel qu’il avait été réajusté en début d’année. La décision de surseoir à cet arrêté du ministre de l’Emploi et du Travail a été diversement interprétée dans l’opinion. La Cheffe du gouvernement a rappelé à l’ordre le ministre concerné pour vice de forme dans cette procédure de fixation du SMIG.
Pour rappel, le taux de 7 074 FC était décidé par un décret du Premier ministre. Ce n’est donc pas un arrêté du ministre qui viendra abroger un acte du Premier ministre. Seul un nouveau décret, signé par le Premier ministre, peut apporter des modifications au cadre réglementaire en vigueur.
La révision du SMIG, bien que nécessaire pour améliorer le pouvoir d’achat, doit se conformer aux normes. Sinon, il y a toujours possibilité de recourir à la justice pour obtenir l’annulation d’une telle décision. Il faut saluer ici la promptitude de la réaction de la Première ministre qui a évité une catastrophe au Gouvernement.
Dans un pays où les gestes et faits du pouvoir sont scrutés au peigne fin, laisser passer une telle décision, équivaudrait à prêter le flanc aux adversaires qui n’entendent que pareilles occasions pour monter sur leurs quatre chevaux.
Il y a lieu, cependant, de se demander comment cela a pu se produire? Le Ministre s’entoure d’un cabinet constitué de conseillers et autres experts dont la mission principale est d’orienter ses actions et aussi d’en définir la conformité par rapport aux textes en vigueur. D’où vient que cette imprudence survienne?
Il y a lieu de se poser des questions sur la coordination des actes au sein du Gouvernement Suminwa. Le Ministre prend un arrêté, sans en informer au préalable son hiérarchie?
Heureusement qu’il s’agit des membres issus de la même plateforme à savoir, l’Union sacrée. Dans un Gouvernement de large Union nationale ou du genre FCC-CACH de l’époque, on aurait pensé à un coup bas. Il est donc impérieux d’éviter que de tels actes se reproduisent afin de maintenir la cohésion gouvernementale en s’empêchant de donner l’impression que les Ministres agissent en électrons libres.
Qu’à cela ne tienne, la dernière rencontre qui a réuni les membres du Gouvernement, l’intersyndicale nationale et la Fédération des entreprises du Congo (FEC), a permis de trouver le consensus, en maintenant le taux journalier à 14.500 FC.
La Pros.