Le Bureau provisoire du Sénat est en passe d’achever sa mission qui devra se solder par l’élection et l’installation du bureau définitif. Après les tiraillements à l’Assemblée nationale pour la composition de son Bureau, d’aucuns ont pensé que la partie serait aisée à la Chambre des élus des élus. Loin s’en faut, les appétits gloutons de certains leaders de partis et regroupements politiques de l’Union Sacrée ont refait surface.
En effet, la Majorité présidentielle depuis le Feu Maréchal jusqu’au FCC avec Joseph Kabila, a été caractérisée par une ligne de conduite à suivre devant certains enjeux. Par contre, à l’Union Sacrée, c’est comme si ses sociétaires fonctionneraient en électron libre. Visiblement, aucune éthique leur impose la ligne à suivre afin d’éviter la cacophonie.
L’enjeu aujourd’hui, c’est le bureau du Sénat. Des listes embrasent la toile depuis le début de la semaine. Les postes de la première et la deuxième vice-présidence de cette institution font couler encre et salive. Seul, l’ancien Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde fait l’unanimité au sein de la plateforme présidentielle. José Kalala wa Kalala de la Mosaïque Kasaï Oriental est cité comme 1er Vice-président. Tandis que l’AFDC Sud-Kivu Modeste Bahati se positionne pour la deuxième Vice-présidence.
Certaines indiscrétions estiment qu’il est prévu de nouvelles rencontres de l’Union Sacrée pour les derniers réglages. On comprend nettement mieux les piques lancées dernièrement par le Secrétaire Général de l’UDPS sur le manque de sincérité de quelques acteurs politiques de la plateforme présidentielle.
Il sied de rappeler que Christophe Mboso et Modeste Bahati étaient en compétition avec Vital Kamerhe pour le perchoir de l’Assemblée nationale. Il a fallu la tenue des primaires pour les départager. Kamerhe a été déclaré vainqueur. Un lobbying s’est mis en place pour sauver Mboso compte tenu de sa loyauté en dépit de son faible poids politique. La deuxième vice-présidence de la Chambre basse du Parlement lui sera attribuée.
Modeste Bahati, tel un félin, voyant que tout est accompli à l’Assemblée nationale où il détenait le brassard du député, va se rabattre au Sénat. Il ne veut pas être un simple député ou sénateur. Ancien président d’une institution parlementaire et challenger pour la présidence de l’Assemblée nationale, veut lui aussi, à l’instar de Mboso, siéger au Bureau définitif du Sénat. Il croit se le permettre au regard de son poids politique.
C’est donc le sprint final. La politique n’est nullement l’apostolat, c’est la lutte perpétuelle pour la sauvegarde des intérêts. C’est en cela que s’inscrit les querelles de positionnement au sein de la classe politique congolaise.
La Pros.