(Par Steve Mbikayi)
Dans l’une de nos publications, nous prédisions ce qui attendrait Kagame s’il poursuit son aventure en RDC. Il pourrait y laisser son trône. Nous prions aussi pour que Dieu endurcisse son cœur. Qu’il persiste à défier les États-Unis d’Amérique. Qu’il continue à bafouer l’accord de paix signé sous le parrainage du président américain. Et qu’il en subisse le retour de manivelle.
Avec l’évolution de la situation, la prière des Congolais a été exaucée. Aux menaces de sanctions brandies par les USA, il a répondu : » Qu’ils aillent en enfer. » Finalement, le Trésor américain est passé à l’acte. Ses hauts gradés ont été sanctionnés. Son armée aussi. Est-ce un fait du hasard que ces sanctions aient été précédées par l’élimination physique du porte-parole militaire de ses supplétifs ?
Le message est plus au moins clair.
Pour un pays habitué à se nourrir aux mamelles de l’Occident, ces sanctions sont un coup fatal. Elles priveront le pays de moyens de subsistance. Elles perturberont la chaîne d’approvisionnement de l’armée. Ceci pourrait créer une fissure de l’intérieur.
Les hauts gradés de l’armée seront amenés à choisir. Entre un homme qui, par sa folie, amène le pays à la dérive et le salut de la nation, le choix est clair. Il n’est pas exclu que, dans un élan patriotique, parmi eux surgisse un héros. Celui qui viendra remettre la pendule à l’heure. Il n’est pas exclu que la classe politique se fissure.
Les menaces de sanctions américaines incluaient aussi le président Kagame. À l’exécution, il a été épargné. Il a été épargné sans véritablement l’être. Sanctionner son armée, c’est aussi le sanctionner. C’est désorganiser le bouclier qui lui permet de semer la terreur pour se maintenir. C’est lui dire que, dorénavant, son pouvoir ne tient plus qu’à un fil. C’est permettre au fruit de mûrir et de pourrir avant de tomber. À la première tempête, il tombera à coup sûr.
Kigali a pris ces sanctions à leur juste valeur. Après leur annonce, il n’a pas tardé à réagir. Il l’a fait dans une litanie comme il sait le faire. Pour lui, les sanctions auraient dû viser aussi la RDC. Le Trésor américain aurait dû loger la victime et le bourreau à la même enseigne. Il s’agissait d’un habillage pour faire passer le message essentiel : après les sanctions, nous acceptons de retirer nos troupes. C’est tant mieux pour la partie congolaise.
Cette déclaration est une capitulation. C’est une grande victoire qui s’annonce pour le peuple congolais.
Après trois décennies de guerre qui a fait des millions de morts, une lueur d’espoir pointe à l’horizon. Nos compatriotes de l’Est vont bientôt être libérés. Pas par les coups de canon, mais par une diplomatie intelligente. Une diplomatie intelligente qui a su dénuder l’adversaire sur la place publique ; qui a réussi à libérer Uvira sans un coup de feu ; qui va bientôt libérer toute la patrie en faisant l’économie du sang.
Ça ne sera sûrement pas la fin de l’épisode. De l’autre côté de la frontière, nous attendons que surgisse un héros. Un héros qui viendra boucler la boucle pour la stabilité de la sous-région.
