Le rendez-vous de Doha, dans le cadre des négociations de paix entre le Gouvernement congolais et le mouvement rebelle dans sa coalition AFC/M23, initialement annoncé pour vendredi 8 août 2025, a rencontré des blocages persistants qui n’ont pas permis sa tenu. Les discussions directes entre les deux parties aux conflits intenses depuis janvier 2025 ont été renvoyées aux calendes grecques alors qu’un accord de paix était envisagé avant le 17 août de l’année en cours.
Considérée comme cruciale par les partenaires régionaux et internationaux, cette rencontre perturbée, selon l’Honorable She Okitundu, vice-président de la commission des relations extérieures de l’Assemblée Nationale, par l’AFC/M23 par ce qu’il qualifie de « chantage », vient entacher et compliquer la poursuite du processus sur le terrain.
«C’est le M23 qui a refusé de faire le déplacement de Doha prétendument au fait que les prisonniers du M23 ne sont pas libérés. Il a donc fait la condition de sa présence à Doha par la libération de ses prisonniers par le gouvernement de la République Démocratique du Congo».
D’abord, ce qu’il faut comprendre ce que la Déclaration des principes signée entre la délégation congolaise et celle du M23 ont défini les termes de référence qui devaient orienter le début des pourparlers en vue de la conclusion d’un accord global. J’estime que c’est vraiment du chantage. D’ailleurs, le M23 n’en est pas à son premier chantage. Vous vous rappellerez après la conclusion de l’accord de paix le 27 juin entre la partie Rwandaise et Congolaise, le M23 avait déjà estimé qu’il n’était nullement question pour lui de se retirer des zones qu’il occupe et encore moins de démanteler les administrations parallèles qu’il a mises en œuvre. La médiation, en plus de ce que doivent faire les protagonistes aux conflits, doit exercer une certaine contrainte pour l’amener à la table des négociations et qu’on en finisse une fois pour toute », a déclaré Shé Okitundu, Député National et vice-président de la commission des Relations Extérieures de la Chambre basse du Parlement congolais aux antennes de la radio Top Congo le samedi 9 août dernier.
Cette révélation vient éclairer l’opinion publique congolaise sur la volonté manifeste de la partie rebelle de ne pas respecter les engagements de la déclaration des principes signée à Doha le 29 juillet 2025, laquelle devait aboutir à un accord de paix en vue d’une paix durable dans l’Est du pays et dans la région des Grands Lacs.
César Nkangulu
