Dans son communiqué de presse, rendu public, à Kinshasa, le jeudi 23 juillet 2026, l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) s’est prononcée en faveur de l’initiative de l’organisation d’un nouveau dialogue entre les parties prenantes congolaises, afin de résoudre notamment la crise sécuritaire, qui sevit dans la partie orientale de la RDC, en proie à une guerre d’agression, imposée par le Rwanda.
« Dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays, les tensions politiques, les violations des droits humains et les difficultés socio-économiques, l’ACAJ considère que le dialogue demeure un instrument essentiel pour renforcer la cohésion nationale, restaurer la confiance entre les acteurs et promouvoir des solutions durables aux crises qui affectent la RDC », peut-on lire dans ce document, signé par Me Mbikayi Kabanga Sylva, Chargé de l’Administration et Protection.
Pour cette organisation de défense des droits de l’homme, pilotée par Me Georges Kapiamba, la réussite de ce dialogue dépendra d’un certain nombre de conditions essentielles, notamment :
✓la participation effective des principales forces politiques, sociales et citoyennes du pays;
✓le respect de la Constitution, de l’État de droit et des droits fondamentaux;
✓la prise en compte des préoccupations des victimes des conflits, des femmes, des jeunes et des communautés directement touchées par la guerre qui sévit à l’est de la RDC;
✓l’engagement sincère des participants à rechercher des solutions dans l’intérêt supérieur de la Nation, en écartant toute logique de conquête ou de conservation du pouvoir.
L’ACAJ dit encourager les autorités de la République, les acteurs politiques, les groupes armés concernés par les processus de paix, les confessions religieuses, la société civile ainsi que les partenaires régionaux et internationaux à soutenir cette initiative dans un esprit de responsabilité, de bonne foi et de patriotisme.
Par ailleurs, l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice met en garde contre toute transformation de ces assises en une blanchisserie pour les criminels de guerre et les auteurs de violation des droits humains.
« Cependant, ce dialogue ne devra pas servir de cadre pour récompenser les auteurs des violations graves des droits de l’homme et priver les victimes de justice », a déclaré Me Georges Kapiamba, Président de l’ACAJ, qui a conclu sa communication
en ces termes :
« Il est contradictoire et immoral de défendre l’état de droit et soutenir les auteurs desdites violations graves des droits de l’homme », a-t-il conclu.
JR Mokolo
