La violence est condamnable à tout point de vue. Rien ne peut justifier une telle attitude surtout quand on est hissé à une certaine strate sociale. Ce qui est arrivé dans le Kongo central alors que le Mukongo est réputé pour sa culture de l’arbre à palabre en cas de conflit, entame la dignité des honorables à tous les niveaux. On se rend compte jusqu’où la boulimie du pouvoir peut amener le cœur de l’homme.
Pour un exercice légitime à l’initiative des députés de l’ex Bas-Congo, comment peut-on en venir aux mains ? Pour rappel, au début de l’entrée en fonction de différents officiels qui vont accéder aux postes de responsabilité de l’Etat, une session de formation est organisée afin d’acquérir de nouvelles manières de gouvernance.
Ce cursus exclut toute forme de violence, quelle qu’elle soit, verbale ou physique. Mais hélas ! Chacun y va de par son éducation de base. Pour le Kongo central, une hypothèse et la plus plausible : l’argent doit avoir circulé. En effet, le pouvoir des espèces sonnantes et trébuchantes assèche toute réflexion au point que le recours à la force devient la solution ultime.
Les faiseurs du roi doivent justifier le trop-perçu en témoignant leur loyauté à leur leader. C’est ainsi qu’un père de famille qui a quitté sa maison le matin en costume, y retourne la tête bandée et la chemise maculée de sang. Toute famille voire les habitants plongent dans l’émoi.
Ce sont, pour la plupart, les donneurs des leçons de l’opposition d’hier qui se trouvent être de grands admirateurs de ceux qu’ils ont remplacés. Ils finissent par s’accrocher au pouvoir par plusieurs astuces. Pour des faits de ce genre, il y a nécessité d’ouvrir une enquête sérieuse en vue d’en établir les responsabilités pour finalement punir les coupables et les tireurs de ficelle.
L’objectif d’une telle démarche est strictement pédagogique. Il faut bannir la violence de quelle nature que ce soit dans les institutions de la République surtout, pour ceux qui sont étiquettés excellence ou honorable.
Dans les annales politiques de la RDC, il y a eu des forums où les participants ont excellé dans l’usage de la force physique. Mais pour l’ex Bas-Congo, c’est pour la première fois. La justice doit agir pour rétablir l’ordre. Si rien n’est fait, les autres assemblées où l’on signale déjà de remous, risquent de se servir de cette illustration malheureuse.
La RDC tend à s’inscrire sur la voie du dialogue quand les armes se seront tues. Il faut commencer par redonner confiance entre les protagonistes pour privilégier les idées plutôt que toute forme de violence activée par le tube digestif.
La Pros.