La paix en République démocratique du Congo devient une urgence pour les USA et le Qatar. Impossible de s’en dérober malgré toutes les manœuvres du Rwanda de faire capoter ces deux rendez-vous. Dans une semaine presque, soit le 27 juin prochain, à 72 heures du 65ème anniversaire de l’indépendance de la RDC, les ministres des Affaires congolais et rwandais vont se retrouver à Washington pour entériner le texte d’accord apprêté par les experts de deux pays.
Une trentaine d’années d’instabilité à l’Est de la RDC, c’en était trop. Les multinationaux en avaient fait les choux gras en faisant main basse sur les riches gisements miniers de l’Est congolais. La complicité avec les réseaux maffieux de la sphère politique congolaise a aidé à pérenniser ces pillages de la RDC dont Kigali était la plaque tournante.
Il fallait Tshisekedi et l’avènement de Trump pour mettre fin à ces pillages. Entretemps, les populations congolaises ont été soumises à l’errance, fuyant l’insécurité créée par les militaires rwandais et leurs supplétifs congolais.
Le texte d’un accord de paix à Washington, sous l’œil vigilant de la Sous-secrétaire américaine aux Affaires politiques, Allison Hooker, ouvre la voie à une signature ministérielle des Chefs de la diplomatie congolaise et rwandaise.
Ledit texte en voie d’être paraphé est, en réalité, une mouture de différents contacts en amont au niveau de différentes organisations sous-régionales. A Nairobi, l’ancien Président kenyan, Uhuru Kenyatta, a signé un accord avec les groupes armés qui pillent à l’Est. Le M23 a préféré un traitement particulier en négociant directement avec le pouvoir de Kinshasa. Néanmoins, un accord avait été trouvé avec les autres groupes armés.
L’Union africaine va désigner, à son tour, l’Angolais Lourenço pour un rapprochement entre Tshisekedi et Kagame. Mais, ce dernier a presque tourné en ridicule le Chef de l’Etat angolais qui avait, pourtant, annoncé l’imminence d’un accord entre la RDC et le Rwanda sur la paix à l’Est.
Doha a surpris en mettant autour d’une table Tshisekedi et Kagame. Washington prendra plus tard la relève en boostant les travaux de Doha. Kagame déjà, sous sanctions, ne pouvait pas se dérober de l’étau de ces deux grandes puissances dont il connait la détermination pour le retour de la paix à l’Est congolais.
Pendant trois jours de négociations, les experts de deux pays sont tombés d’accord notamment, sur le respect de l’intégrité territoriale, la fin des hostilités, le désengagement et le désarmement des groupes armés.
La Pros.