« Votre participation massive aux rassemblements du parti doit être constante afin de toujours accompagner son action jusqu’à son terme », a déclaré Gabriel Mokia, président national du Mouvement des Démocrates Congolais lors d’une matinée politique organisée le samedi 29 août 2026 au siège national du parti situé dans la commune de la Gombe. Objectif : communier avec sa base sur des questions d’actualité en plus de la mobilisation et de la sensibilisation des membres.
A l’entame d’une communication stratégique face à une foule composée des hauts cadres, cadres et sympathisants du parti MDCO, Gabriel Mokia s’est choisi un discours plutôt d’encouragement en l’endroit de ses membres en vue de motiver ceux qui pensent abandonner avant de cueillir les fruits d’une lutte politique au sein de cette formation politique.
« Vous venez au parti politique pour que vous deveniez un jour gestionnaire de la chose publique. Vous aussi, vous allez diriger ce pays comme eux parce que vous êtes également des politiciens. Ma joie sera grande lorsque je verrai des Ministres, Sénateurs et Députés pour le compte du MDCO entrain de gérer la République. Votre détermination ainsi que votre engagement dans la politique me réjouit pleinement », a-t-il déclaré pour encourager ses membres venus des quatre coins de la capitale Kinshasa ainsi que du Kongo Central.
Constance et honnêteté : thématique d’un patriarche politicien
« En politique, il faut être honnête », a-t-il déclaré dans une prise de parole d’un vieux sage qui lègue un héritage politique à sa postérité. Pour Gabriel Mokia, la malhonnêteté et la politique ne font pas bon ménage. Un politique qui s’adonne à cette pratique finit par payer le prix car, il est considéré comme un « traite ». Et de renchérir, « les pots de vin ont toujours une fin tragique. Tous ceux qui y prennent plaisir ne sont jamais allés loin avec ».
Réformes constitutionnelles : « une bataille politique entre majorité et opposition »
A l’en croire, les réformes constitutionnelles constituent en vrai une bataille politique entre le pouvoir et l’opposition. Mais une bataille gagnée d’avance par la majorité au pouvoir qui soutient la vision du Chef de l’Etat qui passerait par le référendum constitutionnel. Un simple « Oui » pour la révision, dit-il, constitue une fin en soi de cette bataille entre les deux camps. Car, le peuple est prédisposé à matérialiser sa volonté par une acceptation d’une révision telle que voulu par le président de la République Félix Tshisekedi.
Guerre d’agression : perturbatrice de la quiétude de la population des zones sous occupation
Le président du MDCO salue les efforts déjà entrepris par le Commandant suprême des FARDC dans cette guerre d’agression qui paralyse, depuis plus de trois décennies, les activités dans les zones occupées par les rebelles de l’AFC/M23 soutenus par le Rwanda comme pays agresseur.
Face à une rentrée scolaire 2026 – 2027 qui s’annonce ce jour, Gabriel Mokia craint sa perturbation suite aux crépitements des balles dans ces régions sous agression. Une réalité qui priverait beaucoup d’enfants le droit à l’éducation tel que garanti par la Constitution du 18 février 2006. Se basant sur une telle réalité, il appelle le Chef de l’Etat et Commandant suprême des FARDC de « former une armée forte afin de libérer les territoires sous occupation », car, estime-t-il que c’est elle qui « va dédouaner » le pays et « assurer ainsi la sécurité sur toutes les frontières nationales ».
Mais, pour maintenir cette force, il faut une intégration de la jeunesse qui, selon lui, constitue le « service de sécurité le plus redoutable ». L’entretenir, la former et l’intégrer au sein des FARDC et des services de sécurité seraient une option idéale et irrécusable pour garantir une armée forte et intègre au cœur de l’Afrique qui imposerait donc la paix, socle d’un développement durable, sur toute l’étendue du territoire national.
Dialogue national inclusif : une expression du peuple
La question du dialogue national inclusif telle qu’évoquée par le Chef de l’Etat et Garant de la Nation, Félix Tshisekedi, a été saluée en substance par Rolain Mena, Secrétaire national exécutif en charge de la communication du Mouvement des Démocrates Congolais. Dans une interview accordée aux professionnels des médias au terme de l’activité, il a soutenu la démarche de Félix Tshisekedi qui, selon lui, consiste à ce que « le peuple puisse s’exprimer » ; cela dans le cadre de « l’intérêt général » en mettant de côté « les intérêts particuliers ». Toutes les couches sociales et l’ensemble du peuple congolais devraient s’exprimer, au terme duquel dialogue le pays aura des résolutions finales pour l’unité, la paix et la cohésion nationale.
« Après toutes les pressions mises derrière ce dialogue, le Chef de l’Etat, en bon père de famille, a levé l’option d’y aller. C’est l’essentiel », a-t-il conclu.
César Nkangulu
