Face à près de 30 000 décès liés au paludisme en 2025, Impact Santé Afrique (ISA), la COPEMA-RDC et la société civile ont plaidé pour des financements durables contre cette maladie. Recevant cette délégation, le ministre congolais de la santé publique s’est engagé à suivre personnellement le déblocage des fonds en faveur de la lutte contre cette maladie qui, selon le rapport annuel 2025 du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), a causé environ 26 millions de cas et près de 30 000 décès liés à la maladie en République démocratique du Congo.
Derrière chaque statistique, il y a un enfant, une mère, une famille. Pour que ces vies comptent dans les arbitrages budgétaires, Impact Santé Afrique (ISA) a conduit, avec la COPEMA-RDC et la plateforme CS4ME, une démarche de plaidoyer auprès du ministre de la santé Samuel Roger KAMBA MULAMBA, qui les a reçus le 2 octobre 2026. Conduite par le député national Dieudonné MPOSHI KIBAMBI, qui est le président de la COPEMA-RDC, la délégation réunissait l’équipe d’ISA, représentée notamment par le Dr Hyacinthe PANZU, Senior Program Lead, et le Dr Solange SIMPUNGA, chargée des activités de plaidoyer, ainsi que des organisations de la société civile, RACOJ et ADMD, membres de la plateforme CS4ME. Parlementaires, partenaires techniques et acteurs communautaires ont porté ensemble un message commun, indiquant que la lutte contre le paludisme ne peut pas dépendre de la seule bonne volonté des bailleurs.
Trois demandes concrètes
Le plaidoyer d’ISA et de ses partenaires poursuivait trois objectifs. Il s’agit d’obtenir le déblocage des fonds de fonctionnement du PNLP au troisième trimestre 2026 ; sécuriser l’inscription des besoins du PNLP dans la Loi de Finances 2027 et
Renforcer les ressources domestiques face à la baisse des financements extérieurs.
Un engagement ferme du ministre
À l’issue des échanges, le ministre a réaffirmé que le paludisme demeure la priorité absolue de santé publique. Il a donné des instructions fermes à ses services afin que les activités de lutte ne subissent aucune coupe budgétaire, et s’est engagé à suivre personnellement le déblocage des fonds du troisième trimestre 2026 en faveur du PNLP.
Au niveau interne, le Fonds de Promotion de la Santé (FPS) et l’assurance maladie obligatoire sont actuellement sollicités pour la prise en charge des cas de paludisme simple. Avec l’appui de ses partenaires, notamment dans le cadre du MoU avec le gouvernement américain et du Fonds mondial, la RDC entend renforcer sa réponse pour réduire l’impact de la maladie.
Des promesses à transformer en actes
Reste l’essentiel : que ces engagements se traduisent sur le terrain, dans les centres de santé comme dans les lignes du budget. ISA, les parlementaires, la société civile et les partenaires techniques restent mobilisés pour suivre leur mise en œuvre et sécuriser le vote des crédits alloués.
Fidel Songo
