La campagne électorale se corse au sein de l’opposition. L’échec sur le choix d’un candidat commun de l’opposition à Pretoria ouvre la voie vers un certain bicéphalisme. Le camp de Martin Fayulu a été le premier à dégainer en invitant les candidats présidents de la République de l’opposition en l’occurrence, Moïse Katumbi et Denis Mukwege à rallier le « président élu » de 2018. Et pour cause: ne change pas l’équipe qui gagne.
Identifié comme candidat de la cohésion nationale par ses partisans, Martin Fayulu est censé boucler sa campagne dimanche 17 décembre prochain, soit à 72 heures des joutes électorales du mercredi 20 décembre. Le temps pour l’Ecidé d’effectuer les derniers réglages. Cependant, Fayulu qu’on croyait dépourvu de moyens financiers pour une campagne électorale, a su faire le tour de toute la République en avion.
De quoi à remonter les bretelles à ceux qui propageaient des bruits selon lesquels, la campagne électorale de 2018 était en grande partie financée par Katumbi. Les partisans du leader de l’Ecidé tapent du poing sur la table en martelant que Moïse Katumbi n’a pas sorti un rond pour la campagne en 2018.
Lors de son meeting de campagne à Mbandaka dans la province de l’Équateur, le candidat Martin Fayulu est revenu sur d’autres accusations portées à son encontre par certains de ses rivaux de l’opposition.
Comme si cela ne suffisaient pas, on le soupçonne de se faire soudoyer par Tshisekedi avec soit 5 millions ou 14 millions de $Us. C’est le mensonge des grands voleurs qui n’ont plus de dignité, a répondu le candidat numéro 21.
La semaine qui commence, s’annonce cruciale pour l’opposition dont le fossé ne cesse de se creuser. Il est vrai que les leaders de Ensemble pour la République et de l’Ecidé sont véritablement les seuls à drainer le monde dans l’opposition. Laisser l’un et l’autre évoluer en électron libre, amoindrit leurs chances devant leur principal challenger Félix Tshisekedi qui s’est donné suffisamment le temps pour préparer ces élections.
En attendant, Moïse Katumbi s’est entiché du soutien de Matata Ponyo, Delly Sesanga, Seth Kikuni et Franck Diongo. L’appui politique vaut son pesant d’or certes mais, qu’est-ce que ces alliés apportent dans l’escarcelle du chairman de Mazembe ?
La Pros.