Le Vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, est monté au créneau pour dénoncé le massacre de plus de 300 civils commis entre le 9 et le 21 juillet, en province du Nord-Kivu occupée par l’AFC/M23. Le chef de la diplomatie belge s’est dit, dans un message publié sur son compte X « profondément indigné » par des « crimes insoutenables » avant de rappeler que ces violations des droits de l’homme ne resteront pas impunies.
Selon les informations du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, au moins 319 civils ont été tués dans quatre villages du territoire de Rutshuru, dans l’est de la RDC. Parmi les victimes figurent 48 femmes et 19 enfants, pour la plupart des cultivateurs qui se trouvaient dans leurs champs au moment des faits. Il s’agit de l’un des bilans les plus lourds depuis la reprise des hostilités en 2022 dans cette région en proie à de violents conflits armés.
Les massacres sont attribués aux éléments du M23 soutenus par l’Armée rwandaise, qui occupent cette partie du pays. Dans sa réaction, Maxime Prévot a affirmé son plein soutien aux mécanismes d’enquête nationaux et internationaux, pour identifier les auteurs de ces actes qu’il qualifie de «faits odieux». Il a également plaidé pour que les enquêteurs puissent accéder aux zones contrôlées par le M23, afin de faire toute la lumière sur les exactions.
«Il s’agit de crimes insoutenables qui ne peuvent rester impunis», a déclaré Maxime Prévot dans sa publication. Le chef de la diplomatie belge a, par ailleurs, insisté sur la nécessité du respect strict de la Déclaration de principes de Doha, censée encadrer les engagements des parties prenantes dans le conflit, et a rappelé l’impératif absolu de protéger les populations civiles.
La Pros.
