(Par Annicha Bualankay)
Bonne nouvelle pour les passionnés du vrai savoir. Depuis ce week-end, en effet, Annicha Bualankay, Avocate au Barreau près la Cour d’Appel de Kinshasa-Matete, a secoué le monde de la littérature avec un ouvrage de haute ampleur intitulé : « La Convention sino-congolaise : Modèle de financement des infrastructures pour le développement de la République démocratique du Congo ? ». La cérémonie de son vernissage a eu lieu dans la grande salle de la Conférence Episcopale nationale du Congo (Cenco), dans la commune de la Gombe, le vendredi dernier, devant plusieurs invités de marque et quelques professionnels des médias. Et, c’est le Professeur Grégoire Bakandeja qui l’a porté sur les fonts baptismaux après un bref exposé de son contenu riche et interpellateur.
À travers son œuvre littéraire de 339 pages, Annicha Bualankay offre des pistes de solution aux dirigeants congolais sur la manière dont il faudrait renforcer voire ajuster les axes de coopération entre Kinshasa et Pékin, essentiellement en matière d’infrastructures, pour permettre à la RD. Congo, de façon plus déterminante, de tirer profit du modèle de développement chinois.
Cette talentueuse Avocate a souligné que l’idée d’écrire ce livre remonte lorsqu’elle était conseillère en questions juridiques de Ministre de Mines. C’est à cette époque qu’elle a eu l’opportunité de faire partie de la commission chargée d’évaluer la convention sino-congolaise. Cette expérience l’a amenée à réfléchir et analyser les controverses entourant cette convention afin de comprendre les avantages qu’en tirait la RDC en recourant à ce modèle.
Plus loin, elle a indiqué que c’est en 2013 qu’elle a effectivement amorcé la rédaction de son livre, en rédigeant une vingtaine de pages sur le sujet. Cependant, c’est son passage à la primature qui a renforcé son intérêt pour cette question « étant donné que dans nos différents états de la commission économique nous étions été appelés à réfléchir sur le partenariat public-privé pour doter le pays de lois afin d’attirer les investisseurs sur ce secteur », a-t-elle révélé.
À travers son ouvrage, Annicha Bualankay apporte donc un éclairage sur la convention sino-congolaise et les enjeux qu’elle soulève pour la RDC. « Avec ma modeste contribution, je crois qu’une parenthèse est ouverte, certainement aux autres chercheurs pour peaufiner les connaissances supplémentaires et éclairer particulièrement la lanterne de nos dirigeants sur les aspects cruciaux de ce contrat de collaboration dit contrat chinois » a-t-elle indiqué.
Il convient de signaler qu’à l’issue de cette activité, plusieurs invités se sont procuré des exemplaires lors de la vente aux enchères. Présentement, l’ouvrage est disponible chez l’Harmattan.
Enock Mwaka