L’Honorable Gilbert Salabiaku Lukombo, député provincial élu de Songololo, a déposé, au bureau de la représentation provinciale, ce mardi 14 avril, une question orale avec débat adressée au ministre provincial de l’Agriculture, Fiston Lubaki, portant sur la gestion et la répartition des tracteurs agricoles mis à disposition par le gouvernement central.
Une initiative parlementaire au cœur des préoccupations agricoles
À travers cette démarche, l’élu de Songololo entend faire la lumière sur l’utilisation de ces équipements agricoles, censés stimuler la production et soutenir les agriculteurs locaux.
Cependant, leur distribution suscite aujourd’hui de nombreuses interrogations au sein de la population et des milieux politiques.
Dans sa question orale, l’honorable Gilbert Salabiaku Lukombo exige des clarifications sur plusieurs aspects jugés essentiels : la transparence dans la distribution des tracteurs, les critères d’attribution retenus par les autorités, les mécanismes de gestion et de suivi mis en place, et surtout, le respect de l’équité entre les différents territoires de la province.
Ces préoccupations traduisent un malaise grandissant autour de la gestion des ressources publiques destinées au développement agricole.
Au-delà de la question des tracteurs, cette initiative met en lumière une problématique plus large : celle de la redevabilité dans la gestion des biens publics.
En effet, l’accès équitable aux équipements et opportunités de développement demeure un défi majeur dans plusieurs territoires du Kongo Central.
Par cette action, le député provincial joue pleinement son rôle de contrôleur de l’action gouvernementale, en portant la voix des populations souvent marginalisées dans les décisions administratives.
Reste désormais à savoir si le ministre provincial de l’Agriculture, Fiston Lubaki, apportera des réponses claires, précises et convaincantes lors du débat parlementaire.
Ces éclaircissements sont attendus tant par les élus que par les citoyens, soucieux de voir une gestion transparente et équitable des ressources publiques.
Car, en définitive, la transparence n’est pas une option, mais une exigence fondamentale de bonne gouvernance.
Cette démarche s’inscrit pleinement dans le cadre du contrôle parlementaire, un pouvoir reconnu aux élus par la Constitution, visant à garantir la transparence, la responsabilité et l’efficacité de l’action publique.
Bosco Kiaka
