Face à la souffrance des déplacés du site du conflit Mbole-Lengola à Kisangani, le Coordonnateur humanitaire, Bruno Lemarquis, a témoigné de sa solidarité aux sinistrés. Il s’est rendu, mardi 22 juillet 2025, précisément à Konga- Konga dans la commune de Makiso, à Kisangani. C’est un centre destiné à la prise en charge médicale. Il a promis aux victimes ainsi qu’aux déplacés du conflit Mbole- Lengola une aide humanitaire avant de s’engager à plaider auprès des partenaires humanitaires pour une assistance.
Dans son mot de circonstance devant une foule compacte de déplacés, le Coordonnateur a demandé l’assistance en vivres et non vivres. « Deux ans après le passage de l’OMS dans ce site, il y a détérioration des tentes qui servent d’abri ». Ce qui a motivé son intention de mobiliser d’autres partenaires.
Poursuivant son passage dans le camp des déplacés, Bruno Lemarquis a constaté des besoins urgents. « Les gens sont-là depuis 2 ans et 3 mois. Ce n’est pas une zone où il y a énormément d’acteurs humanitaires. Peu d’assistance a été donnée. Il y a eu assistance mais pas suffisamment par rapport au besoin », a dit Lemarquis.
Avant de poursuivre : «Nous allons plaider auprès des partenaires humanitaires à Kinshasa, voir si certains peuvent redonner un coup de main, en attendant le processus de retour dans les milieux d’origine. Le site des déplacés de Konga-Konga compte plus de 10 000 personnes en état de détresse».
Selon certains déplacés, les aides sont souvent détournées à différents niveaux par des responsables. Pendant ce temps, le conflit Mbole-Lengola se conjugue déjà au passé. Les communautés impliquées dans les hostilités ont consenti au règlement pacifique du conflit.
Michel Okaso
