Dans une correspondance officielle rendue publique ce 18 février 2026, le Secrétariat Général du parti Action pour la Démocratie et le Développement au Congo (ADD Congo) a saisi le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, pour dénoncer une attaque violente contre son siège national. Le parti dénonce une tentative d’assassinat visant son président, Prince Epenge, et pointe la responsabilité de membres de l’UDPS.
Le climat politique s’alourdit à Kinshasa. Dans un mémorandum adressé aux autorités de la République et transmis pour information aux chancelleries occidentales (USA, France, Belgique, UE) ainsi qu’à la MONUSCO, l’ADD Congo relate les événements tragiques qui se seraient déroulés à la suite d’une commémoration religieuse.
Un assaut en marge d’une commémoration
Selon le document signé par le Secrétaire Général, le Dr Ekamba Bondenge David, l’incident a éclaté après une messe célébrée à l’église Saint Joseph de Kalamu, en mémoire des massacres des chrétiens de 1992. Alors que le cortège de l’opposant Martin Fayulu passait sur l’avenue de l’Enseignement, des éléments identifiés par le parti comme appartenant à la milice « Force du Progrès » (basée sur le boulevard Triomphal) auraient lancé les hostilités.
Munis d’armes blanches — machettes, pierres, bêches et barres de fer — les assaillants s’en seraient pris au cortège avant de diriger leur violence vers le siège national de l’ADD Congo, situé au n°198 de l’avenue de l’Enseignement, face au Stade des Martyrs.
Un bilan humain et matériel lourd
Le parti de Prince Epenge dénonce une « tentative d’assassinat » ciblée contre son leader, qui se trouvait à l’intérieur du bâtiment avec plusieurs militants au moment de l’assaut. Le bilan communiqué est alarmant :
- Blessés : Quatre (4) blessés graves ont été admis à l’Hôpital Olympique, tandis que plusieurs autres ont été acheminés vers des centres de santé de proximité.
- Disparitions : Le parti signale que plusieurs militants de la circonscription de Lukunga sont actuellement introuvables suite à la panique.
- Pillages : Des biens de valeur ont été emportés, notamment sept téléphones portables de pointe (dont trois iPhone 14 Pro Max), une moto de marque TVS, ainsi que des sommes d’argent liquide.
David Mbuyi nommément mis en cause
L’ADD Congo ne mâche pas ses mots et désigne un donneur d’ordre présumé : David Mbuyi. Le parti exige des autorités congolaises des actions immédiates pour répondre à ce qu’il qualifie d’« atteinte grave à l’ordre public ».
Quatre exigences majeures ont été formulées auprès du Vice-Premier Ministre de l’Intérieur :
- L’arrestation immédiate de David Mbuyi et de ses complices.
- La restitution de tous les biens pillés.
- La sécurisation du président Prince Epenge et du siège du parti.
- Le démantèlement définitif de la milice « Force du Progrès » à travers la capitale
En conclusion de sa lettre, l’ADD Congo réitère son attachement aux principes démocratiques et à la coexistence pacifique, tout en attendant une suite « diligente » de la part des services de sécurité. À l’heure actuelle, les autorités urbaines et le ministère de l’Intérieur n’ont pas encore communiqué officiellement sur ces graves accusations.
César Nkangulu
