L’image que présente Kinshasa, dépasse tout entendement. Tous les gouverneurs depuis l’avènement de Joseph Kabila jusqu’à Félix Tshisekedi, personne n’a su relever les défis de l’insalubrité, de l’insécurité ou des embouteillages. La toute dernière autorité urbaine avec son ambitieux programme Kin ezo bonga, semble faire flop.
Et pourtant, d’importants fonds ont été engagés et par les partenaires étrangers et le gouvernement avant d’évoquer des taxes collectées par les services de la ville-province de Kinshasa. Aucune réponse aux préoccupations des Kinois qui suffoque sous les odeurs nauséabondes d’immondices.
Des mesures prises par le gouverneur pour imposer la discipline du code de la route ne sont nullement respectées. Les véhicules des officiels roulent en sens unique avec des plaques bâchées sans être inquiétés pendant que les policiers et les chargeurs se disputent des frais de parkings. Les dispositions pour mettre fin à ces tracasseries sont restées lettre morte.
Difficile de s’étaler sur les maux qui rongent la gouvernance de la capitale tellement qu’ils sont légion. Il y a lieu de déduire au regard de ces faits que Kinshasa souffre d’un leadership fort. On comprend nettement mieux aujourd’hui les raisons pour lesquelles, le défunt Maréchal a eu à recourir à un gouverneur militaire.
Si cette option peut être rééditée, on pourra mettre fin au laxisme qui caractérise la capitale notamment, en ce qui concerne les motos et les tricycles. Les touristes qui arrivent en RDC s’étonnent de l’érection de la crasse occasionnées par des restaurant de fortune communément appelés « malewa ».
L’Assemblée provinciale censée contrôler l’exécutif provincial, reste aphone préférant protéger leurs émoluments et autres avantages indûment accordés. A la place de cette institution délibérante de la capitale, c’est une double mission d’audit, en l’occurrence, celle diligentée par la présidence de la République pour le contrôle sur la gestion du Fonds d’Assainissement de Kinshasa et celle initiée par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur.
Daniel Bumba se trouve pris comme dans l’étau de la présidence et du gouvernement afin de répondre de toutes les failles de gestion constatées aux conséquences catastrophiques sur le terrain. Daniel Bumba, gouverneur de Kinshasa depuis 2023, sera le premier à faire face à cette double pression de deux hautes institutions de la République.
Cependant, on sait comment ces commissions d’audit commencent tambour battant pour chuter dans l’oubli. Pour la plupart du temps, les mêmes pratiques reviennent en l’absence de toute sanction. On croit savoir que cette double initiative va inspirer les différentes institutions publiques afin de mettre de l’ordre dans la gouvernance de la chose publique en signant la fin de l’impunité et inaugurer une nouvelle ère.
La Pros.