C’est la surchauffe à un peu plus d’une semaine de la rentrée parlementaire de septembre. Au menu : la destitution en vue du speaker de la chambre basse du parlement. Déjà, plusieurs députés ont apposé leur signature dépassant, de ce fait, le seuil exigé par le règlement intérieur.
Pour ce, les initiateurs de cette pétition affirment avoir réuni plus de 131 signatures, amplement suffisant pour actionner ce mécanisme de destitution. Il ne s’agit pas seulement de la tête de Kamerhe qui est mise à prix, mais également de celles des autres membres du bureau.
A cet effet, la questeure, Chimène Polipoli Lunda, ferait l’objet de 119 signatures, 67 contre son adjointe, Grâce Neema Paininye, 84 contre le rapporteur Jacques Ndjoli, 93 contre la rapporteure adjointe Dominique Munongo Inamizi, 4 seulement contre le 1er vice-président Jean-Claude Tshilumbayi et une seule contre le 2ème vice-président, Christophe Mboso.
De cette façon, les deux derniers membres du bureau peuvent ainsi être épargnés par le rouleau compresseur de ces députés nationaux qui ne cachent plus leur ras-le-bol.
Les signataires de cette pétition reprochent au bureau conduit des mains de maitre par Vital Kamerhe, une gestion jugée opaque ainsi que des décisions importantes prises sans concertation avec les élus. Pour eux, il s’agit d’un déficit de transparence et de collégialité qui fragilise le bon fonctionnement de l’institution.
Entretemps, dès lundi 15 septembre prochain, c’est la rentrée parlementaire. Une session budgétaire aux multiples défis. Le Gouvernement Suminwa II a un nouveau patron du Budget, Adolphe Muzito. Il a promis de faire mieux que Suminwa I en doublant le budget 2026.
Après avoir terminé la phase des consultations de tous les secteurs, en l’occurrence, les régies génératrices des recettes, il faut mener les études appropriées pour doter la République des moyens de sa politique.
C’est en ce moment que les détracteurs de Vital Kamerhe ont choisi pour déstabiliser le bureau de l’assemblée nationale. Le speaker de la chambre basse du parlement n’est pas facilement prenable surtout quand on connait son orthodoxie en matière de finances. Contre les pièces à la disposition des élus nationaux, le président de l’UNC sait contrattaquer.
Il dispose de plus plusieurs tours dans ses manches afin de se dédouaner des accusations de ses détracteurs. C’est dire que le jeu, bien que complexe, il n’est pas aisé de venir si facilement à bout d’un colosse de la politique congolaise.
Nul n’est besoin de rappeler qu’au cours de son mandat à la tête de l’Assemblée, Kamerhe a dû affronter ses détracteurs issus de différentes strates sociopolitiques voire au niveau de sa propre plateforme politique. Mais, il en est toujours sorti victorieux.
La Pros.