‘’Il est établi à ce jour que l’alphabétisme, source des misères et des pauvretés, apparaît comme un phénomène tant local, régional qu’universel, qui constitue un réel obstacle au développement de l’homme et des nations. C’est pourquoi, la 54ème Assemblée générale de l’ONU avait recommandé aux Etats membres de l’UNESCO de prendre effet et cause pour l’alphabétisation généralisée de leur population respective’’. En marge de la Journée internationale de l’alphabétisation, célébrée le 8 septembre sous le thème : «Promouvoir l’alphabétisation à l’aide du numérique», la Ministre d’Etat en charge des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité Nationale, Eve Bazaïba, a lancé un vibrant appel à la mobilisation contre l’analphabétisme. Qualifiant ce fléau de « source de misères et de pauvretés » et d’obstacle majeur au développement, la Ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement congolais, en droite ligne avec la vision du Président Félix Tshisekedi, à intensifier les efforts pour réduire les taux encore élevés d’analphabétisme notamment, par l’intégration du numérique et le renforcement des programmes existants.
Message de Son Excellence Madame la Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Sociales, Actions Humanitaires et Solidarité nationale à l’occasion de la Journée Internationale de l’Alphabétisation
Chers compatriotes, en cette journée mémorable où le monde entier célèbre la Journée internationale de l’alphabétisation, sous le thème « Promouvoir l’alphabétisation à l’aide du numérique », permettez-moi de souhaiter une bonne commémoration à tous les Congolais, les acteurs du système éducatif en général et à ceux des sous-secteurs d’alphabétisation et éducation non formelle en particulier. Il est établi à ces jours que l’alphabétisme, source des misères et des pauvretés, apparaît comme un phénomène tant local, régional qu’universel, qui constitue un réel obstacle au développement de l’homme et des nations. C’est pourquoi la 54e Assemblée générale de l’ONU avait recommandé aux États membres de l’UNESCO de prendre effet et cause pour l’alphabétisation généralisée de leur population respective.
Depuis 1967, les célébrations annuelles de la Journée internationale de l’alphabétisation ont lieu le 8 septembre dans le monde entier pour rappeler aux décideurs politiques, aux praticiens et au public l’importance critique de l’alphabétisation pour une société plus instruite, juste, pacifique et durable. Cependant, selon l’UNESCO, en 2003, au moins une personne sur dix âgée de 15 ans et plus, soit 754 millions de personnes, ne possédait pas les compétences des bases en lecture, écriture et calcul. Des millions d’enfants luttent pour acquérir un niveau minimum des compétences en lecture, en écriture et en calcul, tandis que quelques 250 millions d’enfants âgés de 6 à 18 ans ne sont pas scolarisés.
Au-delà de la lecture, de l’écriture et du calcul sur papier, l’alphabétisation à l’aide du numérique permet d’accéder à des contenus numériques, de les comprendre, de les évaluer, de les créer, de les communiquer et d’interagir de manière sûre et appropriée. La Journée internationale de l’alphabétisation de cette année, c’est là l’occasion de réfléchir de manière critique à la signification de l’alphabétisation aujourd’hui, ainsi qu’à la manière dont les politiques, les programmes et l’enseignement de l’alphabétisation sont conçus, mis en œuvre et évalués à l’aide du numérique. La journée du 8 septembre 2025 constitue pour l’ensemble d’acteurs du sous-secteur de l’alphabétisation et éducation non formelle un temps d’arrêt afin de faire le bilan et planifier les actions futures en faveur de l’alphabétisation.
Il s’agit de mettre en lumière les politiques et interventions efficaces qui promeuvent l’alphabétisation comme un bien commun, un droit humain ainsi qu’un levier d’autonomisation et de transformation pour bâtir des sociétés plus inclusives, justes et durables. Cher compatriote, c’est pourquoi je voudrais paraphraser Son Excellence, M. le Président de la République et Chef de l’État, Félix-Antoine Kiseke-Ditilombo, dans son discours d’investiture du 20 janvier 2024, je cite « Ce nouveau quinquennat aura pour cinquième objectif celui de garantir plus d’accès aux services sociaux des bases en veillant à l’extension des programmes tels que ceux de la couverture santé universelle, la gratuité de l’enseignement et le programme de développement local des 145 territoires au PDL 155 ». Dans cette perspective, le gouvernement qu’on relève par le biais du ministère des Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale, ne ménagera aucun effort pour développer avec les acteurs, tant étatiques que non étatiques, les programmes d’alphabétisation au profit de nos populations cibles générales. Malgré l’augmentation de 8 % des personnes qui savent lire et écrire grâce au programme de la gratuité de l’enseignement des bases en vigueur depuis 2019, il se dégage un constat, celui du taux d’analphabétisme qui reste encore élevé dans notre pays.
Toutefois, pour arriver à réduire progressivement ces taux élevés d’analphabétisme, le ministère des Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale a entrepris un certain nombre d’actions, notamment l’élaboration de la stratégie de développement de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle adoptée par le gouvernement de la République en novembre 2012, intégrée dans la stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation 2016-2025.
