Plus au moins 100 jours à la tête de la République Démocratique du Congo mais tout semble tourner en rond. Rien et rien n’est encore fait. Réélu Président de la République le 20 décembre 2023 après avoir prêté serment le 20 janvier 2024, Tshisekedi se trouve devant plusieurs défis. La situation socioéconomique devient de plus en plus compliquée après l’insécurité qui a élu domicile à l’Est du pays. Les congolais n’arrivent plus à faire face à leurs besoins primaires. Qui bloque ? Peut-on dire que la constitution de 2006 a vraiment été rédigée par les congolais eux-mêmes ou par les étrangers au profit de la Communauté Internationale. En effet, il y a lieu de signaler que la République démocratique du Congo présente beaucoup d’insuffisances en ce qui concerne le bon fonctionnement des institutions pour un pays à la taille d’un continent. Perdre plus au moins un mois est un manque à gagner. Faire passer du temps à attendre que le nouveau Président prenne un mois pour prêter son serment devant la Cour constitutionnelle, c’est du gâchis en termes de temps.
A cela s’ajoute la question de l’Assemblée nationale, qui depuis 2007 avec cette histoire de bureau d’âge qui coûte, les yeux de la tête, obligeant le trésor public à décaisser beaucoup d’argent pour l’organisation des élections du bureau. Cette pratique plaît à certains leaders qui tiennent à tout prix à occuper le poste du Président de l’AN ?
Nomination de la Première ministre
La nomination de la Première ministre est- elle bénéfique pour les congolais ? L’inefficacité de la constitution a commencé à partir du gouvernement 1+4, fruit des accords de Sun City sous la supervision du Président Sud-africain Thabo Mbeki et du ministre belge des Affaires étrangères et de la coopération, Louis Michel.
La population semble se lasser et abandonner à son triste sort, quel gâchis de rependre le même travail ?
Fatiguer d’attendre le nouveau gouvernement, la population s’interroge et se pose de multiples questions sur l’avenir du pays, la taille du gouvernement et son équilibre.
Qui bloque Fatshi ?
De 2019 à 2021, deux ans durant la population a compris que c’était le Front commun pour le Congo (FCC) qui siégeait au gouvernement Ilukamba pour des intérêts personnels et égoïstes. Mais, depuis la création de l’Union Sacrée de la Nation jusqu’aujourd’hui, le peuple ne se retrouve pas. Les autorités doivent tenir compte de cela car le salut du peuple est la loi suprême.
Fatshi n’est-il pas étouffé par ses multiples partenaires politiques au sein de l’Union sacrée ou encore par sa famille biologique? Au-delà de la guerre de l’Est, les congolais vivant dans d’autres provinces souhaitent le changement à travers les promesses du Président de la République lors de sa campagne électorale de 2023.
Michel Okaso
