Le Gouvernement de la RDC, représenté par le Ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont lancé, mardi 26 août 2025, une campagne dénommée : faire des 1000 premiers un bon départ dans la vie. Il s’agit d’un vaste programme de trois mois mis en place dans l’optique de promouvoir des pratiques nutritionnelles adéquates auprès des personnes en situation de malnutrition, mais également des congolais, d’une manière générale. La cérémonie de son lancement s’est tenue au siège du PAM, situé dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, en présence des professionnels de médias, des invités de marque et des partenaires, dont la Fondation Vodacom et GSMA.
Dans son mot de circonstance, le Représentant du Ministère du Ministère de la Santé a souligné l’importance d’une prise en charge nutritionnelle responsable pour la croissance de l’enfant.
‘’C’est avec un réel plaisir que je prends la parole ce jour dans ce beau cadre du PAM pour lancer la campagne Faire des 1000 premiers jours un bon départ dans la vie, qui couvrira une durée de trois mois. Je tiens à remercier le Programme Alimentaire Mondial pour cette initiative et le soutien nécessaire qui a permis l’organisation de cet évènement. Selon les évidences scientifiques, les 1000 premiers jours de la vie de l’enfant, qui débutent dès sa confiance jusqu’à sa deuxième année, constituent une période cruciale, non seulement pour le développement physique de l’enfant, mais également pour son épanouissement émotionnel et cognitif. Cette période de la vie constitue une fenêtre d’opportunités uniques où chaque geste ou accompagnement peut avoir un impact durable sur la santé et le bien-être futur de l’enfant. En investissant davantage dans ce début de vie de l’enfant, nous investissons dans le cœur même de l’avenir de la jeunesse, de notre société, de notre chère République’’, a-t-il expliqué, dans son intervention. Dans la suite de son élan, il a réaffirmé la détermination du Gouvernement congolais à bannir les mauvaises pratiques alimentaires pour offrir à chaque enfant âgé de moins de cinq ans un bon départ dans la vie.
‘’La problématique de la malnutrition qui est trans-générationnelle et touche en particulier les enfants de moins de cinq ans, préoccupe au plus haut niveau notre Gouvernement, en commençant par le Chef de l’Etat, lui-même. Depuis plus de trois décennies, plusieurs interventions ont été menées dans ce pays. Nous constatons, malgré ces interventions, une récurrence de la malnutrition, sur plusieurs formes. L’enquête mondiale de nutrition révèle une situation nutritionnelle assez préoccupante. Nous avons une prévalence pour l’instant du retard de croissance de 48% chez les enfants de 6 à 59 mois… Parmi les déterminants multiples de cette malnutrition, on déplore les mauvaises pratiques alimentaires. Sans une lutte acharnée de tous les secteurs, contre ces mauvaises pratiques, la RDC continuera, malheureusement, à perdre 4,5% de son PIB. En lançant cette campagne, nous confirmons notre engagement à offrir à chaque enfant un départ dans la vie. Nous comptons sur le soutien indéfectible et l’implication de toutes les parties prenantes dans cet ambitieux effort de sensibilisation et de mobilisation’’, a insisté le Représentant du Ministre de la Santé publique, Dr Roger Kamba, empêché par d’autres urgences. Avant cette intervention, Ollo Sib, Directeur adjoint du PAM en RDC, a mis en lumière l’engagement constant de son organisation à se tenir toujours aux côtés des autorités congolaises pour combattre l’insécurité alimentaire. D’après lui, la campagne ‘’Faire des 1000 premiers jours un bon départ dans la vie’’ se présente comme une initiative d’ampleur qui va contribuer à protéger la santé et le bien-être de l’enfant.
Des pratiques qui sauvent
Durant les 1000 premiers jours de l’enfant, les médecins recommandent un nombre significatif de comportements aux parents. Il y a notamment la consultation prénatale, qui souligne l’importance de la nutrition chez la femme enceinte. L’étape de la naissance constitue également un moment fort de responsabilité parentale. Les experts de la santé préconisent une assistance de qualité et une mise au sein dans l’heure qui suit l’accouchement. Troisième phase majeure, c’est la petite enfance. Ici, l’accent est beaucoup plus appuyé sur l’allaitement maternel exclusif, l’allaitement maternel continue jusqu’à 24 mois, l’alimentation de complément, la consultation préscolaire, le dépistage et prise en charge de la malnutrition aigue…
GM
