Le même rituel à chaque rentrée scolaire. Pour 2025-2026, malgré la volonté affichée par le Président de la République au Conseil des Ministres du vendredi 22 août dernier, les enseignants font toujours planer le sceptre de la grève dès lundi 1er septembre prochain. Le corps enseignant juge insuffisant les concessions obtenues jusque-là du gouvernement.
A ce propos, l’Intersyndicale des syndicats des enseignants du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté préavise le gouvernement sur le risque d’une grève à dater du 26 au 29 août prochain. A défaut de solutions à leurs préoccupations, un arrêt de travail sera déclenché à partir de lundi 1er septembre jusqu’au 6 septembre prochain pour une radicalisation si le gouvernement ne rencontre pas leurs préoccupations.
La paralysie de l’enseignement va concerner les différentes structures du ministère à savoir, écoles, inspection générale, secrétariat général et bureaux gestionnaires. Entretemps, quelques avancées ont été notées dont les 100.000 FC promis, la généralisation du régime contributif de soins de santé via la Mutuelle ainsi que la mise en place d’une commission interministérielle dont les travaux seraient toutefois suspendus.
Ce paquet d’initiatives du gouvernement afin d’obtenir une rentrée en douceur, n’a aucun effet sur les enseignants. Ils dénoncent, entre autres, le retard dans l’augmentation salariale, la persistance des disparités dans le paiement des primes, les irrégularités de paie dans plusieurs provinces, le non-paiement de certains intervenants aux examens, la lenteur dans la régularisation administrative et la délivrance des diplômes, ainsi que l’abandon des enseignants retraités depuis plusieurs années.
Il est vrai que les enseignants sont pleinement dans leur droit de revendiquer, mais dès qu’il y a un effort dans le sens de satisfaire à leurs désidératas, il y a lieu d’encourager afin d’éviter toute rupture. L’idéal dans cette démarche reste l’avenir des enfants congolais de disposer d’un enseignement de qualité. Cependant, le gouffre était tellement profond qu’il faille accepter de consentir encore des sacrifices.
Le 15 septembre, c’est la rentrée parlementaire surtout qu’il s’agit d’une session essentiellement budgétaire. On croit savoir qu’il s’agit d’une forme de pression, et sur le ministère de l’Education, et sur le gouvernement afin que les revendiquer des enseignants soient pris en compte.
En République démocratique du Congo, tout est prioritaire, mais pour cette fois-ci que l’autorité budgétaire doit accorder une attention particulière aux enseignants même si, par rapport aux années antérieures, la situation n’est pas aussi chaotique qu’elle est dépeinte.
Le budget 2026 doit désamorcer la tension sociale en perspective en prenant en compte les revendications des médecins, des professeurs de l’ESU, des magistrats et leurs auxiliaires…
La Pros.