(Par le Professeur Achille Bundjoko)
*Quelques considérations. Après le prêche pascal du Cardinal Fridolin Ambongo et la croisade du journaliste d’investigation et politicologue camerounais, Charles Onana, qui participe à rendre la guerre en RDC, un problème public comme « entrepreneur de cause ».
La cause congolaise consiste à arrêter la violence, terminer la guerre, retrouver à tout prix la paix, briser tout silence ou omerta tant de la communauté internationale que nationale.
Quand le cardinal Fridolin Ambongo démobilise par une “critique très politique”, rallume la division sociale, nuit à la “cohésion”, Charles Onana allume la “mobilisation” visant à éteindre le feu de la “polémique pour sauver la RDC”.
Quand Fridolin Ambongo reproduit le narratif, le récit de Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, Paul Kagame, les occidentaux et les américains, Charles Onana convoque un nouveau narratif, un nouveau récit tablant sur l’ordre factuel. Quand le cardinal Fridolin Ambongo administre la flagellation, Charles Onana sème l’optimisme, administre la confiance de soi.
Quand le cardinal Fridolin Ambongo envoie la RDC à la tombe parce qu’en état “comateux”, en “agonie”, Charles Onana répand la leçon de résistance, de l’instinct de survie.
Quand le cardinal Fridolin Ambongo distille la peur parce que “nous n’avons pas d’armée”, Charles Onana croît à l‟armée congolaise et invite à faire le ménage. Quand le cardinal Fridolin Ambongo promeut le Congo bashing dans les médias, Charles Onana sensibilise les médias à la cause congolaise.
Quand le cardinal Fridolin Ambongo mène une guerre cognitive, psychologique et symbolique ou de sens contre le peuple Congolais et son armée, Charles Onana brise la manipulation et l’imaginaire négatif.
Quand le cardinal Fridolin Ambongo plante la manipulation, Charles Onana désamorce la manipulation. Quand le cardinal Fridolin Ambongo nie la force de la “parole”, Charles Onana lui rappelle qu’au « Commencement était la parole, et la parole s’est fait chair ».
Certes, la justice est “malade”, on lui administre des réformes pour quitter “l’agonie” et „‟l’état comateux‟‟.
Finalement, le Cardinal Fridolin Ambongo livre contre le peuple Congolais et son armée trois catégories de guerre.
