La session du mois de mars s’est clôturée, samedi dernier à l’Assemblée nationale, sur fond de tension sur les émoluments des députés. Le speaker de cette Chambre basse du Parlement entend redorer les blasons des députés en coupant court à toutes les rumeurs autour des salaires des élus de 2023. Au cours de cette plénière, Vital Kamerhe a commencé par s’opposer à tout propos ou allégations tendant à ternir l’image de l’Assemblée nationale.
Pour le speaker de la chambre basse du Parlement, le salaire du député est de 14 millions de francs congolais soit, 5.000$ Us tout avantage confondu. Il a ainsi promis des actions judiciaires à l’encontre des colporteurs de ces infox sur les émoluments des députés avant de marteler : « Je n’accepterai pas qu’on puisse ternir l’image d’une aussi grande institution de la République».
Martin Fayulu, opposant extra-parlementaire, qui avait interdit à ses membres de prendre part au processus électoral de 2023 avant de se raviser, paye cash son absence à l’hémicycle. Il ne peut pas participer au débat là où le problème est posé. Il va se contenter d’émettre des avis en dehors de ce cadre approprié. Il a jugé, pour ce faire, inacceptable en faisant allusion au discours du président de l’Assemblée nationale, de tromper les Congolais en propageant de tels mensonges.
Pour le président de l’ECIDé, il s’agit d’une pure contre-vérité d’affirmer que les députés de la précédente législature en RDC percevaient tout avantage confondu 14 millions de francs congolais par mois uniquement à la rubrique émoluments.
Dans d’autres pays, estime-t-il, des telles actions entraîneraient la démission des responsables concernés. Néanmoins, il exige une enquête sérieuse et des sanctions appropriées. Qui donc dispose du monopole de la vérité dans ce genre de débat? D’un côté, Vital Kamerhe est chef d’une institution officielle de la République. A ce titre : la bouche autorisée. De l’autre, côté Martin Fayulu, opposant farouche au régime et candidat malheureux en 2018 et en 2023, continue de ruminer sa colère.
La politique de la chaise vide a toujours été contre-productive dans des démocraties africaines qui peinent à se forger un chemin, surtout après les mauvais exemples des pays réputés de vieilles démocraties, ressemblent, ni plus ni moins, à un mythe. Tout le monde se cherche encore.
Nul n’est besoin de rappeler que lors de la campagne électorale de décembre 2023, tout a été dit sur la rondelette somme de 21.000 US. Le Président de la République Félix Tshisekedi avait jugé insuffisant ce montant au regard des innombrables charges des députés. Quid entre 21.000$ et 5.000$ ?
La Pros.