Au cours de la cérémonie d’ouverture de la 10ème édition du livre de Kinshasa, tenu samedi 17 février dernier, à la grande salle de la halle de Gombe, Henri Kalama Akulez, Directeur Général de l’Académie des Beaux-arts de Kinshasa, a appelé les jeunes à cultiver l’amour de la lecture.
D’entrée de jeu, DG Henri Kalama a estimé que la fête de littérature au pluriel est une fête de tous les arts. «Cette fête est une célébration de toutes nos cultures dans leurs manifestations les plus diverses comme le témoigne la multitude des livres à l’exposition et leurs divers auteurs», a-t-il fait comprendre. Cette excellente pensée lui a permis de définir premièrement le livre comme étant ‘’un support particulier qui conserve et véhicule les cultures du peuple du monde’’. Il les a également considérés comme ‘’les lieux de mémoire’’. Donnant le sens complet à sa deuxième fenêtre, le patron de l’Académie des Beaux-arts a indiqué que les livres mettent l’homme en contact avec le monde réel et imaginaire. Il a, par la suite, informé que le livre participe à la construction de l’univers commun.
Profitant de cette occasion, il a salué tous les écrivains qui les ont fait voyager à travers leurs écrits. Ainsi, il a souligné que la lecture est un ‘’puissant vecteur qui renforce l’imagination de l’homme’’. Avec cette puissance de la parole qu’aucun homme ne peut empêcher, le premier artiste de l’Académie des Beaux-arts a poussé encore plus loin ses arguments pour dire que : «Le livre incite l’homme à rêver, à penser et à traverser le monde dans ses différentes facettes au point où on peut déclarer que ‘’ceux qui ne lisent pas ne voyagent pas’’».
Eu égard de l’importance du livre, il a déclaré sans ambages que le livre joue un rôle très important dans l’éducation et dans la formation de l’esprit critique et interculturel. «Les livres nourrissent tous nos enseignements et toutes nos créations artistiques. Ils occupent une place de choix dans la formation du français, esthétique», a-t-il expliqué. Il a appuyé cette pensée avec l’exemple de son père qui fut un peintre et qui avait beaucoup puisé dans la littérature cette connaissance depuis le moyen-âge (20ème siècle). Pour lui, c’est dans ce moment que la création polyculturelle s’est beaucoup inspirée des sources écrites comme des textes bibliques ou méthodologiques.
Il a, en même temps, noté que dans cette période, l’histoire a constitué le grand sujet de la peinture et aujourd’hui encore cette littérature est même une source pour les artistes contemporains qui continuent à puiser dans les livres, les auteurs engagés, des réflexions pour soutenir leurs activités.
Après lui, vient le tour de Mme Françoise Balais, la Directrice de l’Institut français de Kinshasa, qui a ouvert la cérémonie de la 10ème édition du livre de Kinshasa. Cette étape intéressante a été suivie de celle des offrandes poétiques.
Notons, par ailleurs, que cette cérémonie inaugurale de la 10ème édition du livre de Kinshasa a été célébrée sous le thème des ‘’femmes à l’œuvre’’, une thématique qui encourage les femmes congolaises à se consacrer à la littérature pour transformer le monde. Cette activité littéraire qui a vu le jour aujourd’hui va se poursuivre jusqu’au 24 février 2024.
Hénoc Akano
