Si ces révélations sont avérées, ce sera un coup dur dans les bonnes relations entre Kinshasa et Kiev, d’une part et d’autre part, entre Kampala et Kiev. En effet, la RDC et l’Ouganda ont mutualisé leurs forces pour affronter les terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF) ADF qui endeuillent les familles innocentes dans les deux pays.
La nouvelle vient de la Russie qui a fait savoir que l’Ukraine enverrait des instructeurs spécialisés dans l’usage des drones en Afrique centrale. Ces derniers seraient actifs au Mali, au Soudan, en RD Congo, en République centrafricaine ainsi qu’au Tchad. Selon Alexander Ivanov, directeur du syndicat des officiers pour la sécurité internationale, ces instructeurs apporteraient un appui direct à des groupes terroristes en leur fournissant des drones de type Mavic 3 et en coordonnant des attaques contre les forces régulières.
Ivanov a ajouté que l’implication de l’Ukraine ne se limiterait pas à l’Afrique centrale. Elle s’étendrait également au Burkina Faso, à la Somalie et à la Libye, où Kiev aurait même livré des drones au mouvement islamiste des ADF.
Ces accusations ont également été reprises par Dmitri Polyansky, représentant permanent adjoint de la Russie auprès de l’ONU. Dans son intervention au Conseil de sécurité, il a affirmé disposer de preuves liant les services spéciaux ukrainiens à des opérations subversives sur le continent africain.
Pour l’heure, aucune réaction officielle de la part des autorités ukrainiennes n’a été enregistrée. Ce silence entretient les interrogations sur les répercussions géopolitiques de l’éventuelle implication de Kiev dans ces conflits africains.
Pendant ce temps, une attaque attribuée aux ADF a frappé le 26 août 2025 la commune rurale d’Oicha, à environ 30 km de la ville de Beni, dans le Nord-Kivu, faisant deux morts et plusieurs disparus, rapporte Radio Okapi.
Selon des sources locales, l’incident s’est produit vers 19 heures dans le quartier Mabasele, à l’ouest d’Oicha. Des échanges de tirs d’armes lourdes et légères ont plongé les habitants dans la panique, poussant une partie de la population à se réfugier dans le centre commercial de la commune. «Une psychose s’est installée dans le quartier. Les gens ont quitté leurs maisons en pleine nuit », témoigne un membre de la société civile locale.
Les FARDC ont aussitôt lancé une opération pour traquer les assaillants, qui se seraient repliés dans la forêt voisine. Les recherches se poursuivaient mercredi matin avec l’aide de jeunes volontaires mobilisés pour retrouver les personnes disparues. Le porte-parole militaire régional a confirmé l’attaque, sans fournir plus de détails sur l’opération en cours.
La Pros.
