Hier, lundi 8 décembre 2025, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a tenu, au Palais du Peuple, un discours sur l’Etat de la Nation. Devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès, le Chef de l’Etat a brisé le silence sur un fléau qui mine le quotidien des Kinois : les embouteillages monstres.
«A Kinshasa, je ne peux ignorer l’une des épreuves les plus visibles du quotidien. Des embouteillages devenus monstres. Ils épuisent nos familles, freinent la productivité, renchérissent le coût de la vie et affectent l’image même de notre capitale», a-t-il lancé d’un ton ferme.
Ce cri du cœur, loin d’être une simple dénonciation, s’est mué en un appel à l’action. Le Président a exigé des mesures urgentes, coordonnées et courageuses pour mettre fin à ce qu’il qualifie désormais de défi national de gouvernance.
Le ras-le-bol d’un peuple, l’écho d’un Président
Dans une ville où les klaxons remplacent les chants du matin et où les heures perdues dans les bouchons se comptent en journées entières, les mots du Président résonnent comme une reconnaissance officielle d’un mal longtemps banalisé.
Mais au-delà du constat, Félix Tshisekedi a esquissé une vision : celle d’une capitale repensée, structurée autour d’une mobilité fluide, d’une occupation rationnelle du sol et d’un développement équilibré des pôles d’activité. « La capitale ne peut continuer à grandir sans une planification et un pilotage à la hauteur de son poids démographique et économique », a-t-il martelé.
Le Président n’a pas éludé les autres plaies urbaines. L’insalubrité, l’obstruction des caniveaux, l’absence d’un système d’assainissement digne de ce nom ont également été pointés du doigt. « J’évoquerai avec la même gravité l’ampleur du défi d’assainissement », a-t-il déclaré, soulignant l’urgence d’une réponse globale.
Il sied de noter que l’exécutif provincial conduit par le Gouverneur Daniel Bumba Lubaki, a initié plusieurs programmes pour mettre fin à ces fléaux que sont les embouteillages et l’insalubrité. Des programmes qui peinent à porter leurs fruits sur le terrain.
Les Kinois, lassés des promesses sans lendemain, attendent des actes. Des plans concrets. Des chantiers visibles. Des résultats mesurables. Car à Kinshasa, chaque minute perdue dans un embouteillage est une goutte de plus dans le vase du désespoir quotidien.
Nathan Mundele
