Dans un communiqué de presse daté du 29 mai dernier, les États-Unis expriment leur fierté d’être le principal contributeur financier aux efforts de riposte contre Ebola en RDC et dans d’autres régions africaines touchées par la résurgence de la maladie. Selon le Département d’Etat américain, l’aide engagée par le Washington en vue de soutenir la République démocratique du Congo, voire l’Ouganda et le Soudan du Sud dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola a dépassé 162 millions de dollars et ne cesse de croître. « Les fonds alloués par les États-Unis permettent de mener des actions essentielles en vue de maîtriser l’épidémie à sa source et de s’assurer que l’Ebola n’atteigne pas les États-Unis. Le département d’État a également versé 350 millions de dollars par le biais des fonds communs de l’OCHA à la RDC, à l’Ouganda et au Soudan du Sud, destinés à des efforts humanitaires plus larges dans la région touchée, dans le cadre du financement supplémentaire de 1,8 milliard de dollars à l’OCHA que nous avons annoncé le 14 mai », renseigne, ouvertement, le Département d’Etat dans son communiqué.
Département d’État des États-Unis
Bureau du porte-parole
Le 29 mai 2026
Communiqué de presse
Le département d’État des États-Unis, en étroite coordination avec les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des États-Unis, continue de mettre en place une riposte rapide et globale à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. Les États-Unis sont fiers d’être le principal contributeur financier aux efforts de riposte à l’Ebola. L’aide engagée par le département d’État des États-Unis en vue de soutenir la lutte contre l’épidémie a dépassé les 162 millions de dollars et ne cesse de croître, permettant ainsi aux organisations chargées de la mise en œuvre d’élargir la riposte en cours en Afrique. Les fonds alloués par les États-Unis permettent de mener des actions essentielles en vue de maîtriser l’épidémie à sa source et de s’assurer que l’Ebola n’atteigne pas les États-Unis. Le département d’État a également versé 350 millions de dollars par le biais des fonds communs de l’OCHA à la RDC, à l’Ouganda et au Soudan du Sud, destinés à des efforts humanitaires plus larges dans la région touchée, dans le cadre du financement supplémentaire de 1,8 milliard de dollars à l’OCHA que nous avons annoncé le 14 mai. En outre, le département d’État a mobilisé 50 millions de dollars supplémentaires pour le Fonds central d’intervention d’urgence de l’OCHA afin de financer la mise en place immédiate de jusqu’à 50 cliniques de lutte contre Ebola.
Protéger les Américains
Le 28 mai, les États-Unis, le Mexique et le Canada ont publié la déclaration suivante :
« Les États-Unis, le Mexique et le Canada ont annoncé des mesures de santé publique harmonisées pour les voyageurs provenant des régions africaines les plus exposées au virus Ebola. Cette approche coordonnée vise à protéger nos citoyens et les millions de visiteurs, de partisans, d’athlètes et de touristes attendus pendant la Coupe du Monde de la FIFA 2026™️, tout en préservant les échanges commerciaux et les voyages transfrontaliers. La santé et la sécurité de chaque personne dans la région restent notre priorité absolue alors que nous accueillons le monde en Amérique du Nord. »
Le département d’État a publié le 28 mai une mise en garde mondiale contenant des informations actualisées sur les restrictions à l’arrivée et le dépistage du virus Ebola. L’avis précise que les citoyens américains et les ressortissants américains ayant séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud dans les 21 jours précédant leur arrivée aux États-Unis ne doivent entrer sur le territoire que par des aéroports désignés afin de se soumettre à un dépistage renforcé. Il est conseillé aux voyageurs de consulter les infos utiles publiées par les CDC des États-Unis pour les voyageurs retournant aux États-Unis à partir de la RDC, de l’Ouganda et du Soudan du Sud afin d’obtenir la liste des aéroports désignés. Le département d’État des États-Unis a publié le 28 mai une alerte sanitaire actualisée à l’intention des citoyens américains en Ouganda, qui réitère la recommandation de ne pas voyager, fournit des informations sur la fermeture des frontières et relaye la mise à jour de l’Avis sanitaire aux voyageurs publié par les CDC, lequel est passé du niveau 1 au niveau 2 (Prendre des précautions renforcées).
Soutenir la riposte régionale
À l’aide des fonds et du soutien octroyé par le département d’État des États-Unis, les gouvernements, les ONG opérationnelles et les organisations internationales poursuivent une action globale et coordonnée en vue de maîtriser l’épidémie d’Ebola à sa source, de manière à protéger la population américaine et à empêcher que la maladie ne se propage davantage dans le monde.
Le 28 mai, le secrétaire d’État Rubio et le président kényan William Ruto ont discuté de l’engagement commun des États-Unis et du Kenya à lutter contre l’épidémie d’Ebola. Les États-Unis ont l’intention de consacrer 13,5 millions de dollars aux mesures de préparation du Kenya face à Ebola.
Les États-Unis sont fiers d’être le principal contributeur financier aux efforts de lutte contre l’Ebola. Grâce à l’aide de 162 millions de dollars fournie par le département d’État, les principaux partenaires sur le terrain élargissent leur riposte en cours contre l’épidémie d’Ebola. Ces ressources permettent de développer les mesures d’intervention essentielles suivantes :
Acquisition et livraison d’équipement de protection individuelle (EPI)
En RDC, l’UNICEF, partenaire financé par les États-Unis, a importé 100 tonnes supplémentaires de matériel destiné aux services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) ainsi qu’à la prévention et au contrôle des infections. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a également déployé du matériel de prévention et de contrôle des infections, notamment des EPI, des produits d’hygiène des mains, du chlore et du désinfectant, des thermomètres infrarouges ainsi que du matériel pour le dépistage et le tri des patients.
Samaritan’s Purse (la Bourse du Samaritain), organisation financée et missionnée par les États-Unis, a effectué deux des trois vols prévus à destination de Bunia, transportant 24 tonnes d’EPI et de matériel destiné à un centre de soins de 40 lits.
En Ouganda, l’UNICEF, partenaire financé par les États-Unis, a livré des fournitures WASH et de prévention et de contrôle des infections à 48 centres de soins situés dans des districts à haut risque.
Contrôles et surveillance aux frontières
L’OIM, partenaire financé par les États-Unis, apporte son soutien aux opérations de dépistage sanitaire et de surveillance menées à divers points d’entrée et points de contrôle dans la province d’Ituri (Bunia) et au Nord-Kivu (Beni et Goma) en RDC.
L’OIM soutient les opérations de contrôle et de surveillance sanitaires dans les principaux aéroports de la région, notamment l’aéroport international de N’djili et l’aéroport de Bunia en RDC ; l’aéroport international d’Entebbe et l’aéroport d’Arua en Ouganda ; l’aéroport international de Bujumbura au Burundi ; et l’aéroport international de Bole en Éthiopie.
Recherche des cas contacts et communication des risques
En RDC, l’UNICEF, partenaire financé par les États-Unis, a déployé 1 300 travailleurs de santé et mobilisé 100 motos à l’usage du personnel chargé de la recherche des cas contacts sur le terrain.
En RDC, l’organisation FHI 360, financée et missionnée par les États-Unis, s’est associée aux médias, aux chefs religieux et aux structures de proximité afin de renforcer les messages de prévention et d’empêcher la propagation de rumeurs dans les zones sanitaires à risque. L’organisation a formé 40 superviseurs de zones sanitaires aux mesures de prévention et de contrôle des infections, et elle a organisé des réunions de coordination afin de soutenir l’organisation d’enterrements sûrs et dignes.
En Ouganda, l’UNICEF, partenaire financé par les États-Unis, a formé des éducateurs sanitaires de proximité dans 15 districts à haut risque, et traduit des messages de sensibilisation aux risques en 10 langues locales afin de soutenir les efforts de communication sur la prévention.
Fournitures de diagnostic
L’organisation FHI 360, financée et missionnée par les États-Unis, a livré une première série de 2 000 cartouches de dépistage de l’Ebola en RDC afin d’améliorer la détection, l’identification et le signalement dans les meilleurs délais des cas d’Ebola.
L’organisation FHI 360, financée et missionnée par les États-Unis, a continué de soutenir les activités de coordination des laboratoires et de diagnostic, notamment le transport de 310 échantillons de Bunia à Kinshasa.
Détection et traitement
Dans le cadre de l’engagement à soutenir jusqu’à 50 cliniques de lutte contre Ebola, l’aide des États-Unis a permis au Corps Médical International (IMC) de mettre en place cinq centres de transit et une unité de traitement consacrée à l’Ebola afin d’isoler et de soigner les patients. L’IMC développe également les pratiques de prévention et de contrôle des infections dans 43 cliniques de santé afin de prévenir la transmission, de dépister les cas suspects et de transporter les patients vers des centres dédiés au traitement de l’Ebola.
