En conseil des Ministres, le tout dernier, tenu, vendredi dernier, à la Cité de l’Union Africaine, à Kinshasa, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a réitéré sa détermination, matérialisée par le Gouvernement de la République avec l’appui de ses partenaires, à assurer
une riposte efficace, coordonnée et adaptée contre la maladie à virus Ebola, qui sévit les zones de santé de Rwampara, Mongbwalu, Bunia et Nyankunde dans la province de l’Ituri, mais aussi dans le Nord et Sud-Kivu. Subsidiairement à ses instructions données à ce sujet lors de sa communication à la 4ème réunion extraordinaire du Conseil des Ministres du 20 mai 2026, il a souligné qu’au-delà des efforts considérables déployés par les pouvoirs publics et les équipes engagées sur le terrain, le succès de cette riposte repose également sur l’implication active, responsable et permanente des populations, en particulier de celles vivant dans les zones affectées ou exposées au risque de propagation de la maladie. Plus de précisions, dans le compte rendu, dont voici, d’ailleurs, la teneur.
COMPTE-RENDU DE LA QUATRE-VINGT-TREIZIEME
REUNION ORDINAIRE DU CONSEIL DES MINISTRES
Vendredi 26 juin 2026
Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a présidé, ce vendredi 26 juin 2026, à
la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa, la quatre-vingt-treizième réunion
ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République.
Cinq (05) points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :
I. Communication du Président de la République, Chef de l’Etat ;
II. Points d’information ;
III. Approbation d’un relevé de décisions du Conseil des Ministres ;
IV. Examen et adoption de dossiers ;
V. Examen et adoption de textes.
I. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
La communication du Président de la République, Chef de l’Etat a porté sur
deux (02) points principaux, à savoir :
1. Du recouvrement des créances résultant des crédits et des subventions
octroyés par le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI)
Le Président de la République tient à voir le Fonds de Promotion de l’Industrie
(FPI) jouer son rôle en tant que l’un des principaux instruments de financement
de la politique nationale d’industrialisation. A ce titre, il est appelé à soutenir la
création, la modernisation et l’expansion du tissu industriel national, afin de
renforcer notre autonomie productive, de créer des emplois et de réduire notre
dépendance vis-à-vis de l’extérieur.
Cependant, le portefeuille du Fonds de Promotion de l’Industrie demeure grevé
par plus de cinq cents (500) créances échues et impayées, représentant un
encours de plus de trois cents millions de dollars américains à recouvrer.
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Cette situation préoccupante affecte sensiblement les capacités d’intervention
de cet établissement dans le financement et l’accompagnement du
développement industriel. Le non-respect des engagements contractuels par
certains bénéficiaires prive le Fonds de ressources considérables, réduit sa
capacité d’intervention et compromet le financement de nouveaux projets
industriels indispensables à la transformation économique de notre pays.
Le Président de la République attache une importance personnelle à ce dossier
de recouvrement dans le contexte actuel où notre pays s’emploie à accélérer sa
diversification économique, à promouvoir la transformation locale de nos
matières premières, à créer davantage d’emplois pour notre jeunesse et à
renforcer notre souveraineté économique. Car, chaque dollar recouvré doit être
réinvesti au service de l’industrialisation nationale et de la prospérité collective.
Il a salué les initiatives déjà entreprises par le Fonds de Promotion de l’Industrie
en vue du recouvrement de ces créances et lui a exprimé tout son soutien pour
garantir l’exécution effective des obligations contractuelles des bénéficiaires des
crédits accordés.
A cet effet, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Industrie ad intérim a été instruit
d’élaborer un plan renforcé de recouvrement des créances, en étroite
collaboration avec le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux,
afin de solliciter le concours des juridictions et des autres instances judiciaires
compétentes en vue d’accélérer le recouvrement effectif des créances échues
destinées au financement du développement industriel de notre pays.
Le Président de la République tient à ce que cette opération soit conduite avec
rigueur, dans le strict respect de la Loi, des engagements contractuels et des
intérêts supérieurs de la Nation.
2. De la nécessité d’accentuer la mobilisation des populations locales
dans la riposte contre la maladie à virus Ebola
Le Président de la République a réitéré sa détermination, matérialisée par le
Gouvernement de la République avec l’appui de ses partenaires, pour assurer
une riposte efficace, coordonnée et adaptée contre la maladie à virus Ebola qui
sévit les zones de santé de Rwampara, Mongbwalu, Bunia et Nyankunde dans
la province de l’Ituri en vue de circonscrire cette menace sanitaire et de protéger
les populations.
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Subsidiairement à ses instructions données à ce sujet lors de sa communication
à la 4ème réunion extraordinaire du Conseil des Ministres du 20 mai 2026, il a
souligné qu’au-delà des efforts considérables déployés par les pouvoirs publics
et les équipes engagées sur le terrain, le succès de cette riposte repose également
sur l’implication active, responsable et permanente des populations, en
particulier de celles vivant dans les zones affectées ou exposées au risque de
propagation de la maladie.
Le Président de la République exhorte, dès lors, nos compatriotes à coopérer
étroitement avec les autorités sanitaires et administratives, à faciliter le travail
des équipes de riposte, à observer avec la plus grande rigueur les mesures de
prévention, notamment les règles d’hygiène, les gestes barrières et les
recommandations des services de santé, ainsi qu’à signaler sans délai tout cas
suspect ou tout décès présentant des signes compatibles avec cette maladie.
« La maladie à virus Ebola ne doit en aucun cas être banalisée ni faire l’objet de rumeurs ou
de désinformation susceptibles de compromettre les efforts engagés. Notre vigilance collective,
notre discipline et notre sens de la responsabilité constituent les meilleurs remparts contre sa
propagation », a – t – il précisé.
A cet effet, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, le
Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement ainsi
que le Gouverneur militaire de la province de l’Ituri ont été instruits d’intensifier,
de manière continue et coordonnée, les actions de sensibilisation, d’information
et de mobilisation de la population, avec le concours des autorités politicoadministratives, des leaders communautaires, des responsables religieux, de la
société civile et de tous les relais d’opinion des zones concernées.
Il leur appartient de veiller à une communication de proximité, fondée sur des
informations fiables, afin de renforcer l’adhésion des communautés aux
mesures de riposte, de combattre la désinformation et de préserver
efficacement la santé de nos populations.
Un rapport sur la mise en œuvre des présentes instructions devra être présenté à
chaque réunion du Conseil des Ministres par le Ministre de la Santé Publique,
Hygiène et Prévoyance Sociale, dans le cadre de son point hebdomadaire, afin de
rendre compte de l’évolution de la situation ainsi que des actions de sensibilisation
menées au moyen des canaux de communication les plus appropriés.
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Intervention de la Première Ministre :
Dans la suite de la communication du Président de la République, la Première
Ministre, Cheffe du Gouvernement, est revenue sur le rapport d’étape de
la Commission ad hoc sur la protection du patrimoine de l’Etat affecté
au secteur de l’Education.
Il en ressort que les travaux se déroulent à la Primature sur base d’une
méthodologie comprenant notamment les descentes sur le terrain pour
constats factuels et production d’un rapport à mi-parcours établissant la liste
harmonisée du patrimoine spolié et la production du rapport final incluant le
bornage actualisé, les conclusions sur la sécurisation foncière, la cartographie
numérique et la base de données centralisée du patrimoine éducatif national.
Compte tenu de la complexité et du volume des contentieux déjà relevés, la
Commission examine également les textes juridiques et réglementaires régissant
la protection du patrimoine de l’État.
Sur un autre chapitre, la Première Ministre a évoqué l’accélération du
processus d’accès à l’eau et à l’électricité. Malgré les progrès accomplis, de
nombreuses parties du territoire national restent insuffisamment desservies en
eau potable et en électricité, en particulier dans les provinces les plus enclavées.
En conséquence, la Première Ministre a instruit le Ministre des Ressources
Hydrauliques et Électricité, en concertation avec le Vice-Premier Ministre en
charge de l’Économie, le Ministre d’Etat en charge du Développement Rural,
le Ministre des Finances, le Vice-Premier Ministre en charge du Budget, la
REGIDESO, l’ANSER et les autres opérateurs concernés, de lui soumettre,
dans un délai de trente (30) jours, une proposition gouvernementale pour
l’équité territoriale, visant à assurer une première desserte intégrée en eau
potable et en électricité dans les territoires les plus enclavés.
Cette initiative n’a pas vocation à se substituer à celles déjà engagées par le
Gouvernement en matière d’accès aux services essentiels. Elle viendra au
contraire les compléter, les renforcer et mieux les articuler. Son ambition
demeure qu’aucune province de la République ne demeure durablement sans
premier accès à ces services essentiels, la Tshuapa et le Sankuru constituant les
provinces pilotes de cette initiative.
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La proposition précisera les localités prioritaires, les solutions techniques
retenues, le calendrier de mise en œuvre, le coût des investissements, les
modalités de financement ainsi que les partenariats susceptibles d’être mobilisés
afin que les premières actions puissent être engagées, dès la validation de ladite
initiative et ce, en interaction avec les programmes existants tels que le PDL-
145T, ainsi que les engagements pris par la République dans le cadre des
Compacts de l’eau et de l’électricité.
La Première Ministre a fini sa communication en évoquant l’état
d’avancement du processus de retrait de la République Démocratique
du Congo de la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI). Sous
la coordination technique de la Cellule Nationale des Renseignements
Financiers (CENAREF), la Task Force nationale a transmis dix (10) rapports
de progrès ayant servi de base aux échanges techniques avec le GAFI.
La session plénière du GAFI tenue à Paris en juin 2026 a formellement reconnu
que notre pays avait exécuté, de manière largement satisfaisante, l’ensemble des
vingt-trois (23) actions du plan prescrit. Ce résultat remarquable, obtenu en
moins de quatre années, témoigne de la cohérence et de la continuité de l’action
réformatrice du Gouvernement.
La prochaine étape décisive sera la mission à Kinshasa des experts du GAFI,
prévue en août 2026, qui permettra d’apprécier l’effectivité et la pérennité des
réformes ainsi que le maintien de l’engagement politique du Gouvernement.
Une conclusion favorable devrait conduire, lors de la session plénière d’octobre
2026, au retrait de la RDC de la liste grise.
Ce retrait renforcerait la crédibilité et l’attractivité de notre pays, tout en
consolidant les efforts du Gouvernement en matière de gouvernance financière
et de lutte contre les flux financiers illicites.
Les membres du Gouvernement ont été invités à demeurer pleinement
mobilisés afin d’assurer une préparation optimale de la mission des experts du
GAFI, notamment par le renforcement de la coordination entre les institutions
concernées et par l’appui résolu aux activités opérationnelles du FOLUCCO
dont l’effectivité sera scrutée par les évaluateurs au titre de la pérennisation des
acquis.
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Les Ministres concernés ont été appelés à assurer, avec la CENAREF et le
FOLUCCO, sous la coordination du Ministre des Finances, une préparation
optimale de la mission.
II. POINTS D’INFORMATION
II.1. Etat et administration du territoire
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et
Affaires Coutumières a présenté au Conseil, le rapport sur l’état et
l’administration du territoire national.
Au cours de la semaine qui s’achève, l’état d’esprit de la population a été marqué
notamment par :
– La visite du Président Burundais à Kinshasa, sur invitation du Président de la
République, une présence qui témoigne de la proximité entre les deux pays comme
signe de l’excellence des relations de bon voisinage ;
– Le soutien de la population à l’équipe nationale, les Léopards Football qui défend les
couleurs de la République Démocratique du Congo à la Coupe du monde 2026.
Sur le plan politique, le point a été fait sur les séances de travail organisées dans
le cadre de la stabilité des Institutions provinciales avec :
– Les membres du bureau de l’Assemblée Provinciale du Kongo Central ainsi quelques
élus provinciaux sur le conflit autour de la composition du bureau et la clôture de la
session ordinaire de mars 2026 ;
– Et les membres des bureaux des Assemblées Provinciales du Haut-Lomami, du
Maniema et du Kasaï oriental ainsi que certains Députés provinciaux, auteurs des
motions et pétitions contre les membres des bureaux de leurs Assemblées provinciales
respectives.
Il a été question de rappeler la stricte application de l’instruction du Chef de
l’Etat sur la stabilité des institutions provinciales.
Dans un autre chapitre, le Conseil a été informé de la fin de la formation du
premier groupe de 720 nouvelles recrues de l’Ecole de Police de Kasangulu
dans le Kongo-central qui s’apprêtent à rejoindre leurs postes d’affectation
après neuf mois d’une formation intense. Ces nouveaux effectifs vont renforcer
les rangs des forces de l’ordre.
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Dans la continuité de ces efforts, le Ministère de l’Intérieur, Sécurité,
Décentralisation et Affaires Coutumières va officiellement lancer, le 02 juillet 2026
à l’Ecole de Police de Kapalata dans la province de la Tshopo, la formation initiale
de 1.600 nouvelles recrues. Ce cycle, qui débute au cours du second semestre
2026, marque une nouvelle étape dans la modernisation de notre police.
Il a terminé son rapport en faisant le point sur la situation aux frontières et en
information le Gouvernement de l’organisation du Salon international de la
sécurité intérieure et de la défense dénommé « Kimia 1 » sous le thème : « L’avenir
de la sécurité en Afrique : Drones, Robotique, Intelligence Artificielle et Véhicules Autonomes
» du 1er au 3 décembre 2026 à Kinshasa.
Le Conseil a pris acte de ce rapport.
II.2. Situation sécuritaire
De son côté, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et
Anciens Combattants a brossé la situation opérationnelle et sécuritaire en
revenant spécifiquement sur les détails concernant les provinces du Nord-Kivu,
Sud-Kivu et de l’Ituri.
Il a indiqué que les attaques menées par des troupes de la coalition
RDF/AFC/M23 contre nos positions ont été systématiquement repoussées et
mises en échec par nos Forces Armées de la République Démocratique du Congo
(FARDC).
Grâce aux efforts consentis par nos Forces de Défense et de Sécurité déployées
dans le territoire de Beni, il a été enregistré la libération de plusieurs civils pris en
otage par les terroristes ADF/ISCAP.
Dans le souci de restaurer durablement la paix et la sécurité dans la zone impactée
par le phénomène Mobondo, l’opération Ngemba menée au niveau du triangle
Kongo Central – Kinshasa – Grand Bandundu est passée de la phase
d’intervention à celle de la stabilisation, marquée par la suspension des actions
coercitives au profit de la sensibilisation.
C’est dans ce contexte que l’Etat-Major Général a réceptionné officiellement les
armes remises par l’ex-milice Mobondo, acte marquant une étape décisive dans la
neutralisation du phénomène Mobondo grâce à la campagne de désarmement
lancée par le Président de la République, Commandant Suprême des FARDC.
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Il a, enfin, rassuré que les unités de nos Forces armées demeurent en alerte et
font preuve de bravoure et de professionnalisme sur tous les fronts pour
protéger nos compatriotes et défendre la patrie contre l’ennemi.
Le Conseil a pris acte de ce rapport.
II.3. Evolution de la situation récente sur le marché des changes ainsi
que des biens et services
Intervenant comme invité, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo a
fait le point sur les développements de la conjoncture économique du pays.
Il a indiqué que l’environnement économique intérieur reste globalement stable
dans un contexte marqué par une inflation hebdomadaire contenue et une
appréciation du Franc Congolais sur le marché des changes.
Au cours de la troisième semaine du mois de juin 2026, il s’est observé un léger
ralentissement du rythme de formation des prix intérieurs. Le taux d’inflation
hebdomadaire s’est établi à 0,19% contre 0,20% la semaine précédente. Le taux
d’inflation s’est établi à 4,6 % en cumul et 2,8 % en glissement annuel, contre
respectivement 4,1% et 8,5% à la même période de l’année précédente.
A la clôture du 19 juin 2026, le taux de change s’est fixé à 2.240,00 CDF sur le
marché interbancaire et à 2.295,84 CDF sur le marché parallèle, correspondant
à une appréciation hebdomadaire de la monnaie nationale de 2,31% et 1,69%
respectivement. En rythme annuel, le Franc Congolais s’est déprécié de 2,62%
à l’interbancaire et s’est apprécié de 0,63% au parallèle.
Les cours mondiaux des principaux produits de base intéressant l’économie
Congolaise (cuivre, or, cobalt, etc.) se sont globalement bien comportés.
Considérant les facteurs de risques sur le plan externe et interne, le Gouverneur
de la Banque Centrale du Congo a formulé une série de recommandations
ciblant les politiques monétaire et budgétaire.
Le Conseil a pris acte de ce rapport.
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II.4. Evolution de la situation humanitaire
La Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Sociales, Actions Humanitaires et
Solidarité Nationale a fait le point de la situation humanitaire en République
Démocratique du Congo pour la période allant du 08 au 23 juin 2026.
Au cours de cette période, le mécanisme national de veille humanitaire a
enregistré plusieurs alertes notamment sur l’impact humanitaire de la maladie à
virus Ebola caractérisé par le besoin en assistance alimentaire d’urgence pour
plus de 1,5 million de personnes qui vivent dans 69 sites des déplacés internes
répartis à travers l’ensemble de la province. Cette situation est aggravée par
l’insuffisance de l’accès à l’eau potable et aux latrines.
Par ailleurs, elle a fait le rapport au Gouvernement des interventions faites en
faveur des populations affectées ainsi que des assistances en vivres et articles
non alimentaires apportés notamment à 3.148 ménages de la province du
Tanganyika et à 1.915 autres dans le Haut-Uélé.
Dans le cadre de la riposte contre la Maladie à Virus Ebola en Ituri, le
Gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, poursuit la mise en œuvre des
mesures de protection et de prise en charge des enfants dont les parents sont
affectés ou décédés de MVE, ainsi que l’accompagnement des familles
vulnérables.
Le Gouvernement reste mobilisé pour la mise en œuvre urgente d’actions
coordonnées et plus efficaces pour renforcer sa réponse humanitaire.
Le Conseil a pris acte de ce rapport.
II.5. Situation épidémiologique
Le Ministre de la Sant
