Pour Laurent Batumona, Autorité Morale du Mouvement de Solidarité pour le Changement, la réforme institutionnelle constitue un enjeu majeur pour la RDC. Il a affirmé qu’il attend le mot d’ordre du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour agir. En sa qualité de Président du Regroupement Alliance des Acteurs Attachés au Peuple (AAAP), il a apporté un message puissant au cours d’une matinée politique du MSC tenue à Mont-Amba, le 20 juin dernier. Il a affirmé, par la même occasion, qu’un pays ne se construit pas avec des discours politiques, elle se construit par un travail des fourmis, bien organisé et soutenu par une vision collective. Il a soutenu qu’il y a une Commission que le Chef de l’Etat avait instituée pour travailler sur le changement de la Constitution. Nous sommes derrière sa vision, nous attendons le mot d’ordre par rapport à cette révision qui est un enjeu important pour notre pays. Il a rappelé que le MSC a été toujours derrière l’action du Président Félix non seulement en tant que Parti politique mais également en tant que Regroupement politique AAAP. Nous sommes disposés à accompagner la vision du Chef de l’Etat jusqu’au bout’’.
L’Autorité Morale du MSC est sorti de son mutisme pour appuyer la réforme institutionnelle ou le changement de la constitution et reste convaincu que si le go est donné, la situation de la RDC ne restera pas la même.
C’est dans le cadre des investitures des Cadres de son Parti, le MSC, organisées par le Parlement du changement de Mont-Amba, sous la direction de Prince Ngwanza, que Laurent Batumona a annoncé sa tournée dans la ville de Kinshasa qui a commencé dans le district de Mont-Amba. ‘’Nous avons recommandé aux Cadres du MSC à continuer la mobilisation pour des adhésions massives dans les communes de Limete à Kingabwa, Mombele, Matete, Lemba et à Kinsenso’’, a-t-il annoncé. C’est à cette tribune qu’il s’est prononcé sur la réforme institutionnelle qui fait couler encre et salive dans l’agora politique en RDC. Au lancement de sa tournée de sensibilisation et de l’adhésion au MSC, il a confirmé que Félix Tshisekedi souhaite changer la Constitution pour le bien de la population congolaise afin de l’adapter aux « réalités congolaises » et corriger les blocages institutionnels, notamment dans la répartition des pouvoirs entre l’État central et les provinces.
Laurent Batumona inspire à la stabilité institutionnelle et estime avec ses idées fortes qu’un Etat se construit s’il est ordonné et se détruit lorsqu’il est instable.
Le Président Laurent a une inspiration symbolisée par des abeilles qui présentent un travail persévérant, la discipline rigoureuse, la coopération mutuelle et l’effort collectif.
Il est sorti de son mutisme pour recadrer certaines choses car il a toujours estimé qu’un pays ne protège pas non seulement ses routes mais surtout ses institutions et sa mémoire contre les secousses de l’avenir. C’est précisément en ce moment du débat sur le changement de la Constitution que l’esprit de Laurent Batumona a basculé pour donner de sa voix dans le but ultime d’aller jusqu’au bout avec la vision du Chef de l’Etat.
Cette question brulante qui sature les places publiques avec le changement de la Constitution et sème de la tempête. La position de Laurent Batumona n’est pas un hasard. Ses inspirations à des pareils moments de la vie politique de la RDC de se prononcer sont analysées de manière froide et rigoureuse sur cette question fondamentale qui divise la classe politique en RDC et promet qu’il attend seulement le go pour se lancer à la mobilisation comme c’est le cas de son initiative d’organiser la campagne de Croisade d’armement patriotique où un appel spécial a été lancé pour l’enrôlement des jeunes dans l’armée afin de faire face à l’agression rwandaise.
Comme le Parlement a déjà ouvert un processus de changement de la Constitution via un référendum populaire, pour Laurent Batumona la question est limpide de doter le Chef de l’Etat d’un pouvoir renforcé et d’institution adaptée pour décider vite, défendre efficacement la souveraineté nationale et répondre implacablement à l’insécurité dans l’Est de la RDC.
Enfin, le changement de la Constitution n’est pas une trahison pour la démocratie au contraire c’est accomplir un acte de libération, récupérer une souveraineté nationale qui n’a jamais été accordée pleinement au peuple congolais. On y reviendra.
La Pros.
