Washington qui attend impatiemment les conclusions de l’accord de Doha pour amorcer une nouvelle étape, se voit soumis aux manœuvres dilatoires du Rwanda. En effet, après le rejet de la proposition du M23 sous l’instigation du pouvoir rwandais, qui a dépêché dans la capitale qatarie son ministre de l’Intérieur, Kigali accuse Washington de partialité.
Ce round des négociations que tout le monde considérait comme le dernier, se trouve buté à la mauvaise foi manifeste de Kigali. A l’instar de Luanda quand il a exigé que Kinshasa négocie avec l’AFC/M23, le Rwanda exige d’administrer la partie Est de la RDC pendant huit ans.
Face au refus de différentes parties d’adhérer à thèse de la délégation de l’AFC/23 renforcée par l’envoyé spécial de Kagame qui fait office de chef de délégation, elle menace de quitter la table des négociations reprochant à Washington de partialité en faveur de Kinshasa. C’est le même mode opératoire du régime rwandais qui trouve toujours une astuce pour faire capoter les négociations alors qu’on s’approche de la clôture.
Pour rappel, le Rwanda n’a pas hésité d’humilier le médiateur désigné de l’Union africaine en faisant des négociations entre Kinshasa et l’AFC/M23, un préalable. Pour Kinshasa, c’était la ligne à ne pas franchir. Au regard de cet échec déclaré de l’initiative africaine, Doha puis Washington ont pris la relève.
La première étape des négociations a été conclue entre Kinshasa et Kigali au niveau des ministres des Affaires étrangères. Le Département d’Etat a souhaité la signature de l’accord de Washington entre les Chefs d’Etat pour ce mois de juillet.
Les USA qui voulaient faire d’une pierre deux coups en obtenant également la signature de l’accord de Doha, sont obligés de sommer le Rwanda au cas il met en exécution sa menace de quitter la table des négociations.
Washington n’y est pas allé par quatre chemins pour marteler que s’il ose quitter la salle, comme cela avait déjà été le cas en décembre dernier à Luanda, rien ni personne n’empêchera la RDC d’avoir recours à la force, même de manière excessive, pour défendre sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale. Et dans le pire des scénarios, les États-Unis s’engageront aux côtés des Congolais.
Une prise de position ferme comme on n’a jamais entendu d’un médiateur. Le Rwanda qui participe à ce processus de dialogue pour une paix définitive à l’Est, n’y va pas de gaieté de cœur surtout qu’il se voit dans l’obligation de se délester des gisements miniers congolais qu’il exploite en toute illégalité.
La Pros.