Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias a, au cours de son dernier briefing, invité Nicolas Kazadi des Finances pour aborder la thématique de la « Restitution de la participation de la RDC aux Assemblées de printemps FMI-Banque mondiale : enjeux, retombées et perspectives». Les deux membres du gouvernement ont, d’entrée de jeu, évoqué les prouesses que la République démocratique du Congo a eu à réaliser durant ces trois dernières années dans le cadre du programme avec le FMI.
Le Ministre des Finances a profité, de cette occasion, pour passer au peigne fin les efforts de la RDC dans le respect de ses engagements avec son principal partenaire financier en réussissant les cinq revues. L’argentier de la République est revenu aussi sur cette nébuleuse affaire des forages et des lampadaires. Il a commencé par reconnaître qu’il a hérité du gouvernement précédent ce dossier appelé abusivement « forages» alors qu’il s’agit des stations d’adduction et de distribution d’eau.
C’est le Premier ministre Ilunga Ilunkamba par le truchement du ministre du Développement rural de l’époque qui a négocié et signé ce dossier. Cependant, l’actuel ministre du Développement rural François Rubota va ramener, à son tour, le même dossier pour exécution. Une facture salée à raison de 400 mille $ Us. «Le ministre du Développent rural, a-t-il renchéri, m’a informé du rabais de prix en augmentant à la place de 340 forages supplémentaires sur les 1000 pour un total de 1340 forages».
Le prédécesseur de l’actuel ministre des Finances avait pris l’engagement de payer en cinq tranches annuelles : 80 millions $Us. Il a reconnu avoir effectué le premier payement, le deuxième, et le troisième pour un total 71 millions $Us alors que les fournisseurs exigeaient 80 millions $ avant d’ajouter : «J’ai décidé d’arrêter tout décaissement aussi longtemps que les 241 stations ne seront pas livrées ; ce, en dépit des assurances du ministre Rubota lors d’un Conseil des ministres».
Et de s’interroger : «Qu’ai-je fais de mal ? Qui a surfacturé? S’il y a des gens qui ont surfacturé, ce n’est pas certainement pas moi! J’ai obtenu une baisse de prix. Si j’étais complice ça devrait commencer avant au moment de la signature du contrat».
S’agissant des lampadaires, le ministre des Finances relate que le gouverneur de la ville a sollicité le payement de 28900 lampadaires pour 4900$Us la pièce afin de lutter contre le banditisme urbain. «S’il y a justification à faire, c’est l’Hôtel de ville», a-t-il déduit.
Des rapports RDC-FMI
Le ministre Kazadi d’affirmer que la RDC a fourni beaucoup d’efforts qui lui ont permis de redorer son blason sur la scène internationale avant d’indiquer, « Longtemps considéré comme un pays caractérisé par une gestion spéculative de ressources, aujourd’hui ce narratif est en train d’être changé grâce aux performances démontrées au monde et grâce aux réformes engagées dans les différents angles notamment : la gestion des finances, la mobilisation des recettes, la gestion de budget, le secteur économique et la réhabilitation de corps de contrôle, IGF, SENAREF, la Cour des comptes … ».
Plusieurs réformes sont en train d’être accomplies sur la TVA, avant de promettre qu’une loi sera bientôt mise en vigueur sur la déclaration de patrimoine. Cette mesure permettra de suivre et de tracer les biens de citoyens. Ce sera une barrière pour les gens qui s’enrichissent sur le dos de l’Etat. Et de souligner : « Aujourd’hui nous avons pu intégrer le groupe Edmond, spécialisé dans les échanges d’informations sensibles en matière d’anti blanchiment d’argent. Ces éléments montrent que nous sommes sur la bonne voie».
Les retombées
Par rapport à toutes les retombées, le patron des Finances en RDC, a signifié que le gouvernement congolais a pu avoir un budget différent trois fois plus important que les années antérieures. Une mobilisation des ressources extérieures à la hauteur de plus de 5 milliards de dollars américains pour financer le développement. Un accroissement a été aussi remarqué dans le secteur privé des investissements étrangers.
Et de conclure sur ce chapitre : « En 2020 le chiffre était à un million quatre cent mille et en 2024 nous sommes à deux milliards cents million » avant d’ajouter : « Tout cela veut dire que l’image général du pays, le profil du pays sont tels que les investisseurs privés accroissent leurs investissements dans le pays, les investisseurs publics, c’est-à-dire l’aide publique au développement des pays misent d’avantager notre pays, cela est un signal très positif ».
Nehemy Mwene
