La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) procédera au lancement, cette semaine, à partir de Kimpese, au Kongo Central, d’une campagne dénommée Parole au peuple. Il s’agit d’une initiative majeure inscrite dans une dynamique de mobilisation citoyenne face au processus du dialogue national annoncé en RD Congo par Félix Tshisekedi, Président de la République. Jonas Tshiombela, Coordonnateur de la NSCC, a annoncé cette information au cours d’une conférence de presse tenue hier, lundi 31 août 2026, au siège de cette organisation de la Société civile, dans la commune de Kasavubu. Selon lui, la Campagne envisagée par la NSCC dépasse la simple dimension de sensibilisation. C’est un acte de responsabilité collective face à l’avenir de la Nation. Il a expliqué, face à la presse, que la mobilisation partira de Kimpese, au Kongo Central, pour s’étendre vers d’autres provinces avec un objectif clair de recueillir, de manière large, les attentes des congolais autour du dialogue censé aboutir à la cohésion nationale, à la paix et à la refondation de l’Etat.
« Nous pensons que chaque fois qu’il y a un dialogue, le peuple est absent. Chaque fois que les acteurs politiques se rencontrent pour dialoguer, ils ne parlent que de leurs problèmes. Fini cette histoire, nous allons retourner la parole au peuple. C’est lui le dernier rempart conformément à l’Article 5 de la Constitution. La souveraineté appartient au peuple. C’est lui seul qui peut donner l’orientation sur les défis de la gouvernance, de la Constitution, de la sécurité », a indiqué Jonas Tshiombela.
Aucune prime à la violence
Pour l’ensemble du processus du dialogue en RDC, la Nouvelle Société Civile Congolaise affirme sa détermination à jouer un rôle clé pour un consensus national acceptable. Par la voix de son Coordonnateur, la NSCC a salué la fermeté affichée par le Président Félix Tshisekedi, estimant qu’aucune pression d’armes ne doit servir de canal d’accès aux faveurs étatiques. Jonas Tshiombela a donc dit non à l’idée d’associer Corneille Nangaa et Joseph Kabila au dialogue, les accusant d’avoir comploté contre la souveraineté nationale et contribué à la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est du territoire congolais.
« La nouvelle société civile congolaise dit oui au cadre proposé par le chef de l’État et se déclare prête à y participer. La nouvelle société civile congolaise a suivi, avec une attention particulière, le message du Président de la République du 27 août 2026, relatif au cadre de dialogue national inclusif. Après analyse, la nouvelle société civile congolaise salue les orientations annoncées par le chef de l’État et se reconnaît dans l’essentiel du cadre proposé. Pour la nouvelle société civile congolaise, dans le contexte actuel de la République démocratique du Congo, le dialogue doit constituer une véritable opportunité de rassembler la nation autour des causes profondes des crises qui affectent notre pays, et de rechercher des réponses durables. La nouvelle société civile congolaise est donc prête à participer pleinement et à apporter du sien à ce processus, à prendre part aux consultations et à mettre en place son expertise, ainsi que ses propositions au service de l’intérêt général », a préconisé la NSCC, par le truchement de son Coordonnateur.
« La nouvelle société civile congolaise salue particulièrement l’option consistant à rapprocher le processus de population à travers les consultations dans les différentes provinces du pays. Le dialogue national ne doit pas être une affaire réservée aux seuls acteurs politiques et aux confessions religieuses. Le peuple congolais doit être acteur, sujet et bénéficiaire du processus. Les femmes, jeunes, les organisations de la société civile, les autorités coutumières, les universitaires, les victimes de conflits, les acteurs économiques, les mouvements citoyens et toutes les forces de la nation doivent pouvoir faire entendre leur voix. Nous disons non au partage politicien du pouvoir. La nouvelle société civile congolaise partage l’orientation selon laquelle le dialogue national ne doit pas devenir une nouvelle plateforme de partage de postes et de responsabilités de la République », a insisté, avec fermeté, Jonas Tshiombela, dans sa communication du jour, face à la presse.
GM
