Dans son communiqué de presse, la Coordination des organisations de la société civile engagée dans la lutte contre la corruption (COSOC-LCC) se dit indignée de la mégestion des fonds à la hauteur des 10 millions $ alloués au développement de la cité de Moanda par l’Etat Congolais. Après l’enquête diligentée par l’Inspection générale des finances (IGF) dirigée par Jules Alingete, cette somme d’argent aurait servi à des fins égoïstes et non au développement du territoire de Moanda.
Dans le cadre de sa mission de contrôle, l’Inspection générale des finances a enquêté l’année dernière sur la gestion des fonds destinés au développement communautaire dans la cité de Moanda au Kongo Central. D’après les conclusions de ce rapport publié en février 2025, la gestion des fonds confiée à la Commission de gestion des fonds de Moanda (CGFM) présente des cas de graves irrégularités. La COSOC-LCC rapporte que CGFM a octroyé différents marchés en violation de la loi.
« 70% des fonds utilisés ont été détournés de leurs destinations initiales. Les projets financés à 100% sont inachevés jusqu’à ce jour, des dépenses supérieures à 10 000$ totalisant 3.067.331.00 $ ont été payés en espèce, plus de 520 000 $ ont été payés pour des motifs difficilement justifiables et 900 000$ ont été utilisés au titre des frais de fonctionnement de Juillet 2022 à Décembre 2023 sans aucun justificatif », souligne le communiqué.
La COSOC-LCC appelle à l’application immédiate des recommandations formulées par l’IGF dans son rapport, la poursuite du contrôle par l’IGF des fonds alloués pour le développement de toutes les zones d’exploitation des ressources naturelles et, enfin, à la mobilisation pacifique des populations du territoire de Moanda pour exiger la finalisation des projets inachevés et la réalisation des infrastructures initialement prévues.
La Coordination des organisations de la société civile engagées dans la lutte contre la corruption (COSOC-LCC) exhorte toutes les autorités congolaises à s’y impliquées dans le but d’établir une traçabilité dans cette affaire d’argent qui n’a pas aidé le territoire de Moanda dans le Congo centrale et punir sévèrement les auteurs de ces actes illicites.
Jackson Mutamba
