La construction d’un aérodrome à Mulonde, dans le Haut-Katanga, s’invite désormais dans le débat politicien en République Démocratique du Congo. L’opposant Moïse Katumbi qui séjourne, depuis lors aux USA, a décidé de délier sa langue face à la détermination de doter cette entité de la République d’une voie d’évacuation des malades vers Lubumbashi.
L’esprit philanthropique de l’ancien Gouverneur du Katanga doit être soutenue et encouragée. Mais, quels en sont les dessous des cartes ? En effet, au-delà de toute considération, il faille comprendre que tout doit se faire dans les règles de l’art. La RDC n’est pas une République bananière. Il existe toujours une procédure à suivre avant d’initier un tel projet de si haute portée sécuritaire.
L’espace aérien congolais est géré par la Régie des voies aériennes. Elle s’occupe de la sécurité des aéronefs qui survolent l’espace congolais. Il suffit de s’enquérir de la procédure avant d’entreprendre, sans le moindre risque, une telle initiative. Il y va de la sécurité de tout le monde.
La RDC est victime d’une guerre d’agression dans sa partie Est avant d’évoquer des poches d’insécurité dans le Sud-ouest du Katanga. Il s’impose aux services de sécurité de prendre la mesure d’une telle action en dépit de son caractère humanitaire. Le Gouvernement congolais a donné l’opportunité aux privés d’investir dans le public dans un partenariat public-privé. Plutôt que de chercher la petite bête, il vaut mieux faciliter les choses et, à la population qui en est la principale bénéficiaire et, à l’Etat qui doit garantir la sécurité.
Moïse Katumbi qui a été homme public, alors Gouverneur du Katanga, aurait-il toléré qu’un quidam s’investisse à construire un ouvrage d’une telle ampleur sans autorisations préalables ? Cette attitude frise l’intolérable si on veut réellement porter secours à cette population en détresse. Il faudrait, en outre, s’assurer du revenu de cette dernière dans sa capacité à organiser une évacuation médicale. Sinon de qui se moque-t-on ? Les limites des contours de ce geste philanthropique se diluent dans le défi politicien qu’incarne cet entêtement du chairman de Mazembe.
Il y a lieu de rappeler que cette affaire a pris une tournure plus dramatique lorsque les travaux ont été stoppés par les forces de sécurité qui ont profité de cette situation pour fouiller le domicile de Katumbi. Le ton est vite monté pour dénoncer une « tentative de manipulation » en indiquant, que ces mesures sont perçues comme une intimidation politique. Entretemps, le chauffeur arrêté serait détenu.
La Pros.
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