Le Forum-Exposition de Sensibilisation sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine, ZLECAF, s’est tenue du 31 octobre au 1 septembre à Sultani River hôtel de Kinshasa. Au cours de ces assises, le Ministre du Commerce extérieur, Jean Lucien Bussa, a souligné la responsabilité des acteurs institutionnels et gouvernementaux dans la réussite de la mise en œuvre de la ZLECAF. Partant, il a invité les acteurs institutionnels, gouvernementaux, établissements publics à pouvoir saisir cet avantage qu’offre la Zlecaf afin que la RDC puisse développer son économie.
D’entrée de jeu, Jean Lucien Bussa a indiqué que la République démocratique du Congo peut tirer une bonne part du marché africain et mondial à travers la mise en place effective de l’accord de la Zone de Libre-échange Continentale Africaine (ZLECAF) via ses diverses potentialités agricoles dont le café, le cacao, le caoutchouc, l’huile de palme et le coton ou encore l’hévéa. Il a, par ailleurs, identifié les potentialités et variétés de la ZLECAF à travers sa Stratégie de promotion des Exportations et de Diversification des marchés (SPED).
«Je pense qu’aujourd’hui, la vraie question n’est pas celle de savoir si on y va ou pas dans la mise en œuvre de ZLECAF. Ma compréhension est très simple sur tous les débats qui se font. Ce sont des préférences commerciales que les pays africains se sont donnés mutuellement pour développer les échanges en qualité et en densité. Par ailleurs, il y a un lien entre les échanges et les investissements. Sans investissement, il n’y aura jamais production et sans production, il n’ya pas d’exploitation», a-t-il signifié avant toutefois de féliciter les différents intervenants pour la qualité des interventions pertinentes.
A l’en croire, il y a un problème de la responsabilité pour passer de la rhétorique à l’action. Les acteurs intentionnels, gouvernementaux, établissements publics doivent rester focus dans le périmètre de leurs attributions respectives pour transformer les défis dudit secteur en opportunité. Et chaque Ministre doit assumer sa responsabilité vis-à-vis du succès du pays. La ZLECAF est une opportunité pour que des politiques économiques cohérentes soient mises en place afin que l’économie de la RDC puisse bénéficier de ses avantages.
Ensuite, il a précisé que la ZLECAF n’est pas une nouveauté au terme d’échanges commerciaux entre nations, car les échanges commerciaux entre la RDC et les pays africains existaient bien avant la mise en place de la ZLECAF, mais que cette dernière introduit des préférences tarifaires permettant de réduire le prix de production et de consommation : «Il y a un vrai problème, le premier est celui de la responsabilité. Les échanges entre la RDC et les pays africains n’ont pas commencé avec la ZLECAF. Ces échanges se font depuis le temps immémoriaux. Et il y a de période où la RDC a été meilleure producteur et exportateur sans ZLECAF. C’est de la responsabilité d’abord des institutionnelles que nous sommes, aussi bien du gouvernorat à travers les ministères sectoriels», a-t-il précisé Jean Lucien Bussa.
Pour sa part Mme Youyou Baende, l’un des membres du comité d’organisation a signalé que l’objectif principal était d’informer la population congolaise sur les avantages de la ZLECAF. Et par la suite, elle a précisé qu’ils sont sur la bonne voie pour passer à l’effectivité de la mise en œuvre de la Zone du libre-échange continental en RDC, car tous les préalables sont déjà remplis.
«Ce forum avait également pour objectif de présenter les opportunités mais également de relever les défis. Et sur le plan sectoriel, plusieurs ministres sont passés et donc chaque ministre regarde dans le périmètre de ses attributions pour transformer ces défis en opportunité », a-t-elle souligné.
Pour rappel, ce 1er forum sur la ZLECAF, a réuni les membres du Gouvernement, les secteurs publics et privés ainsi que la société civile autour des stratégies nationales permettant à la RDC de s’appuyer sur les opportunités et transformer les défis en opportunités. Il a pour objectif de sensibiliser les parties prenantes congolaises du secteur public, du secteur privé ainsi que de la Société civile sur les opportunités offertes par la ZLECAF, les défis à relever pour sa mise en œuvre aux fins de les transformer en sources additionnelles de profit ainsi que la stratégie à mettre en place pour sa bonne marche.
Ronsard Malumalu
