Ça devient une gangrène dans les institutions de la République où le pater se voit obliger de caser sa progéniture ou autres membres de sa famille dans les structures de l’Etat. Cette façon de faire n’est nullement une entorse dès lors que la personne commissionnée se montre à la hauteur de la tâche lui dévolue. Par contre, c’est une calamité pour celles qui brillent par l’incompétence. Il faut donc que les députés s’y intéressent afin d’édicter des normes pour réglementer cette pratique.
Les institutions publiques ne doivent pas devenir des patrimoines matrimoniaux ou un cercle d’amis. Surtout que la plupart d’entr’eux ont quitté le pays depuis longtemps alors qu’il y a des compétences locales qui ont accepté de braver toutes brimades à l’interne. Par manque de connexion au système en place, elles n’ont d’autres choix que de se rabattre sur les petits métiers.
L’amitié dans ce genre de situation n’a rien de commun aux sacrifices des uns et des autres après s’être battu pour un leader. Hissé à de hautes fonctions de l’Etat, il regarde les siens plutôt que de puiser dans le parti. C’est dans ce sens que les aigris se comptent par plusieurs milliers, en grinçant les dents par vengeance.
Dans un pays comme le nôtre où la politique ouvre la porte à la prospérité, on cherche à renflouer la caisse de la famille. On a vécu des candidats qui ont postulé dans toutes institutions avec leurs enfants, cousins, belles-sœurs…
Dans le cabinet, les membres sont choisis sur base des critères tribaux et amicaux. Pour rappel, il a été interdit, en un moment donné, aux membres du gouvernement d’engager uniquement les membres leurs familles. A malin, malin et demi. Cette mesure a été contournée avant de tomber en désuétude.
Le cas de Junior Mboso, en dénonçant la mafia dans la police, n’est que la partie visible de l’iceberg. En effet, après sa démission, ce fils de Christophe Mboso aurait été interpellé et placé aux arrêts. C’est l’occasion pour les services des renseignements généraux de la police nationale congolaise de se remettre en cause pour ces révélations gravissimes de collusion de la police avec des criminels.
Après tout, Junior Mboso, policier de carrière et majeur, agit de manière indépendante et n’a nullement besoin de l’aval de son père pour ses actes, croit-on apprendre du cabinet du 1er vice-président de l’Assemble nationale. Dès lors, renchérit-on, toute tentative de rattacher ses décisions à Mboso est qualifiée de « raccordement frauduleux » visant à salir l’image de ce dernier. Quoi de plus normal que de renier les actes compromettant de son fils au risque d’entamer sa crédibilité auprès sa hiérarchie politique.
La Pros.