Le Leader de Ensemble pour la République s’est libéré de l’étau que l’opposition extraparlementaire voulait l’embrigader. Après l’Assemblée nationale où il occupe le poste de rapporteur, c’est autour du Sénat de voir le même poste occupé désormais par Salomon Kalonda. Devant les deux sénateurs qui étaient en lice, la voix du Chairman a été entendue. Christine Mwando, la sœur de Christian Mwando a accepté de céder. Une guerre fratricide évitée de justesse au sein de ce parti d’opposition qui ne dispose que de deux sièges à la Chambre haute du Parlement.
Elu sénateur du Haut Katanga mais originaire du Maniema, Salomon Idi Kalonda a bénéficié du soutien des membres de son parti issus de l’Est de la République. Tandis que Christine Mwando a été élue Sénateur pour la province du Tanganyika. Moïse Katumbi a jeté son dévolu sur le premier, son conseiller spécial.
Un bel exercice de démocratie où les candidats sont élus dans les provinces dont ils ne sont pas originaires à l’instar du patriarche Jonas Mukamba du Kasaï mais s’est fait élire à l’Equateur ou encore, Feu Konde Vila Kikanda, d’heureuse mémoire, qui fut élu au Nord-Kivu alors qu’il était originaire de l’ex Bas-Congo.
Entretemps, à l’Union sacrée, c’est la guerre des tranchées entre les différents partis et regroupements politiques. Hormis la présidence, six postes sont à pourvoir au bureau. Si un accord se profile autour de la candidature du speaker du Sénat, en la personne de Jean-Michel Sama Lukonde, rien n’est, cependant, acquis pour les autres postes réservés au regroupement de la majorité présidentielle. Tout le monde veut y être.
Le Chef de l’Etat, le seul à apaiser les esprits surchauffés, s’est envolé pour la Tshopo. Il va y commémorer, vendredi 2 août prochain, le Genocost. Augustin Kabuya, jadis, le puissant coordonnateur de la Majorité présidentielle, subit de plein fouet la tempête qui secoue le parti présidentiel. Visiblement, sa voix ne porte plus très haut au sein du présidium.
En attendant, les frondeurs de l’UDPS ont signé un communiqué dans lequel ils se fixent rendez-vous demain mercredi 31 juillet pour une réunion extraordinaire. Au menu : la destitution de Kabuya en tant que secrétaire général et président ai de l’UDPS. C’est dans ce climat de confusion à l’UDPS que l’Union sacrée est censée se mettre d’accord autour d’un ticket.
A la suite de cette absence de compromis, le speaker du bureau d’âge s’est vu dans l’obligation de reporter au mercredi 7 août prochain, l’élection du bureau définitif initialement prévu le 3 août. La preuve qu’il y a péril en la demeure.
La Pros.