La Communauté Internationale s’est félicitée de la déclaration de principes de Doha signée samedi 19 juillet dernier entre la délégation de Kinshasa et celle de Goma. Cap sur les négociations pour un accord proprement dit. Déjà au niveau de cette déclaration, les interprétations de texte divergent entre les deux parties en présence d’un côté et, de l’autre, l’opposition qui attend la tenue du dialogue après Washington et Doha.
Pour ce, la classe politique doit continuer de prendre son mal en patience. C’est dire que même à l’étape des négociations de Doha, l’opposition ou la société civile n’y seront pas associées. En attendant, Kinshasa et Goma se sont engagés à signer un accord global de paix le 17 août prochain à Doha, au Qatar. Cette échéance s’inscrit dans le cadre du calendrier établi par ladite déclaration de principes.
Mais déjà, apprend-on, les négociations officielles débuteront le 8 août, tandis que la mise en œuvre des engagements convenus est prévue pour commencer dès le 29 juillet. Cette phase de Doha est la plus cruciale, car elle devra déterminer l’avenir de l’AFC/M23. C’est une question de vie ou de mort où chaque partie vient jouer son va-tout.
Nul n’est besoin de rappeler que le Rwanda a été contraint de signer l’accord de Washington. A Doha, le gouvernement de Kigali a dépêché son ministre de l’Intérieur pour influer sur la suite des évènements notamment, en tentant de s’attribuer la gestion du Nord et Sud-Kivu pendant huit ans.
Face au refus de Kinshasa, la délégation de Goma semble s’accrocher dans l’interprétation biaisée de la restauration de l’autorité de l’Etat. C’est sans nul doute, l’un des points qui fera couler beaucoup d’encre et de salive avant de parler de l’avenir des combattants du M23. Ces questions ont été effleurées dans la capitale qatarie, mais seront approfondies à cette phase finale des négociations.
Washington qui veut en finir le plus rapidement possible avec le rétablissement de la paix à l’Est congolais, continue de veiller au grain afin d’éviter de nouvelles manœuvres dilatoires sous l’instigation du Rwanda
En attendant, le préambule de cette déclaration de principes réaffirme la volonté commune de deux camps à œuvrer pour la paix, tout en respectant la Constitution de la RDC ainsi que les principes fondamentaux de l’Union africaine et de l’ONU. Une avancée majeure qui permettra aux deux parties de disposer d’un cadre de travail que tout le monde est appelé à respecter.
La Pros.